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| CD paru le 29 Juin 2009 - Candlelight Records |
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1. In the Constellation of the Black Widow 4.45
2. I Am the Wrath of Gods and the Desolation of the Earth Music 2.24
3. More of Fire than Blood 3.26
4. The Unbearable Filth of the Soul 3.32
5. Terror in the Mind of God 3.27
6. So Be it 2.23
7. The Lucifer Effect 3.57
8. Oil Upon the Sores of Lepers 2.48
9. Satanarchrist 4.41
10. Blood Eagles Carved on the Backs of Innocents 3.17
Total playing time 32.40 |
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| Chronique |
 17 / 20 |
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Les mots Anaal Nathrakh proviennent de la formule prononcée par Merlin (Anál nathrach, orth' bhais's bethad, do chel denmha) et signifient Souffle du Serpent. Le duo british s'est fait un nom dans le monde du Metal notamment grâce à son Hell Is Empty and All the Devils Are Here et au Hellfest. Son nouvel opus In the Constellation of the Black Widow (Le terme "Black Widow" fait référence à une espèce d'araignée, et non "veuve noire") suit le même chemin que son prédécesseur, mais évoluant et progressant dans un style musical hors du commun. Anaal Nathrakh est l'un des rares groupes fondateurs sachant maîtriser le Metal Apocalyptique, mais en restant le seigneur du domaine, et rabaisse les groupes les plus violents en simples créations pop destinées aux jeunes oreilles.
In the Constellation of the Black Widow, produit par le label Candlelight Records (AN aime changer de label), est donc le successeur du très excellent Hell is Empty(...) de 2007. Les parties musicales sont mémorables et incroyablement dévastatrices. Anaal Nathrakh mélange colère, puissance, comme exaspération et mélancolie. Les mélodies créées et développées par V.I.T.R.I.O.L et Irrumator restent relativement simples, mais incroyablement originales et apocalyptiques, je pense notamment à More of Fire Than Blood, In the Constellation of the Black Widow, Satanarchrist et The Lucifer Effect (qui, en revanche, met un peu de temps avant de bien démarrer, bien que sa mélodie reste son point fort.). Le groupe a aussi fait des progrès en ce qui concerne le rythme. Ça n'est plus comme ses débuts où la batterie se contentait d'un blast beat à 240 et de finir le morceau comme ça. La rythmique est plus recherchée et sophistiquée. (Oil Upon The Sores of Lepers)
Des guitares lourdes, très puissantes, accompagnées par des cris à devenir muet, dans un fond de basse et de batterie battant les records de BPM, le tout donnant une impressionante sensation de perdition, colère et destruction. Le travail d'Irrumator est surprenant, à la batterie, à la fois très rapide et extrêmement précis (parole de batteur !) Et place la guitare dans le centre d'attention, avec pour seules armes fureur et détermination. Le performance vocale de V.I.T.R.I.O.L est typique Grind Core. Cris à s'égosiller, grunt à la demande, mais aussi et surtout chant clair merveilleusement en harmonie avec le reste des instruments. Bien que part moment, sa voix me fasse vaguement penser à celle de Marilyn Manson.
Certains groupes préfèrent insérer dans leurs albums quelques chansons de répit, le temps de reprendre son souffle, bien qu'en général, la musique dudit groupe reste violente (exemple tout bête, Slipknot dans l'album Vol. 3 avec Vermilion et Circle). Cependant d'autres groupes ne respectent pas cette règle, Anaal Natnrakh en fait partie. Aucune chanson douce, que du carnage tout le long. On a beau aimer ça, tout un album, ça commence à faire lourd, point négatif de l'album. Sans compter que certains morceaux (peu nombreux) sont moins bons, comme le dernier, j'avais espéré avoir droit à une autre chanson de "bruit" comme Castigation and Betrayal de l'album précedent, comme pour "achever" l'auditeur.
Malgré ça, l'album paraît plus mûr et plus travaillé que les autres de la discographie. On constate une nette amélioration depuis The Codex Necro. Cependant, autre point noir assez perturbant, est le son. En effet, l'audio est trop "crashy" à mon goût, j'entends par là un son "casse-oreille", comme si il manquait de basse dans l'égaliseur, ce qui a pour conséquence d'affaiblir légèrement la musicalité des chansons, et de rabaisser l'envie de mettre les watts.
Mais In the Constellation of the Black Widow reste un album de qualité, à classer dans les meilleurs de la discographie. Je le conseille aux amateurs de brutalité et de violence, car cet album a sa dose ! Avec ses nombreux hauts et ses quelques bas, il va faire beaucoup de bruit au sein de la communauté Metal internationale.
17/20 MakraM
11 commentaires |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Voila maintenant 3 albums qu'Anaal Nathrakh a défini son style novateur et sans concession et l'impose avec brio dans la sphère métallique extrême. Après un Eschaton en forme de grosse claque extrême et un Hell is Empty All the Devils are Here venu nous apporter la preuve qu'Anaal Nathrakh n'était décidément plus un groupe comme les autres, les voilà de retour avec In the Constellation of the Black Widow.
Avant même la sortie de l'album les chroniques fleurissaient sur la toile et l'on pouvait y lire que le groupe se répétait mais que cela restait efficace mais rien n'était mieux que de se faire sa propre idée.
Le premier constat de cet album : brutal de chez brutal!!! Le groupe se surpasse encore dans la brutalité et se vautre dans une barbarie sonore encore peu vue jusqu'à présent (si, sur Castigation and Betrayal sur l'album précédent). Ca blaste au delà du raisonnable, le tempo a été relevé d'un cran. Les hurlements de Dave Hunt alias V.I.T.R.I.O.L sont toujours aussi torturés et hallucinants, sa polyvalence vocale (alternant entre hurlements écorchés et grunts sourds) toujours aussi précieuse. Et lorsqu'il se lâche complètement sur I am the Wrath of Gods and the Desolation of the Earth Music pour nous sortir des hurlements dignes d'un aliéné mental passé sur la chaise électrique, un frisson nous parcourt la moëlle épinière et nous nous demandons si ce que nous sommes en train d'écouter est vraiment humain.
Si le groupe a (encore) repoussé ses limites en terme de violence, il s'est également surpassé au niveau des mélodies ce qui peut paraître contradictoire mais pourtant vrai. Les refrains en chant clair sont toujours de mise et ont même été particulièrement soignés prenant même une dimension nouvelle. En effet, si sur les albums précédents ceux ci apportaient une dimension plus grandiloquente à la musique tout en restant très accrocheurs, ils sont désormais beaucoup plus épiques et véhiculent de véritables émotions. Le "single" More of Fire than Blood en est à ce titre le meilleur exemple avec son refrain lent et mélodique posé superbement dans un morceau ultra violent. Toute proportion gardée, les refrains prennent désormais une dimension émotionnelle comparable à ceux de Vortex dans Dimmu Borgir. Un gros travail a également été fait sur les mélodies de guitares, plus présentes que jamais sur les morceaux Satanarchrist, More of Fire than Blood et Blood Eagles Carved on the Backs of Innocents prouvant le niveau technique et le sens de la composition irréprochable de Mick Kenney.
Alors certes la recette reste globalement la même, mais Anaal Nathrakh possède suffisamment de talent et d'intelligence pour l'adapter et donner une personnalité propre à chacune de ses offrandes. Le seul bémol de cet album, serait cette fin en queue de poisson totalement abrupte encore plus surprenante que celle d'Eschaton. Pour le reste Mick Kenney et Dave Hunt nous livrent un brûlot rageur, sombre, aliénant qui laisse tous les superlatifs derrière lui et dont la puissance de feu semble illimitée.
2 commentaires |
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