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Anaal Nathrakh Hell Is Empty and All the Devils Are Here
CD paru le 29 Octobre 2007 - Feto Records
Anaal Nathrakh : Hell Is Empty and All the Devils Are Here, chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Intro / Solifugae 1.05
2. Der Hölle Rache Kocht in Meinem Herzen 3.39
3. Screaming of the Unborn 2.46
4. Virus Bomb 3.36
5. The Final Absolution 3.55
6. Shatter the Empyrean 3.05
7. Lama Sabachthani 3.48
8. Until the World Stops Turning 2.53
9. Genetic Noose 3.34
10. Sanction Extremis (Kill Them All) 3.33
11. Castigation and Betrayal 4.02

Total playing time 35.57

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13,21 €
Chronique
    FkAy, le Mercredi 09 Juillet 2008 parlez-en à vos amis  
Ouf.

Ok - je reprends mes esprits, je me concentre et je me repasse cette machine de guerre dans mes tympans.

Je vais commencer par casser tout le suspense : avec un album de cette trempe, Anaal Nathrakh fait passer les trois quarts des groupes de Metal pour des comptines enfantines.

D'abord, pour bien apprécier la musique, il peut être nécessaire de fouiller dans l'idéologie du groupe, donc voici quelques explications :
- les paroles n'ont jamais été publiées, nous ne disposons que d'extraits de quelques titres, allez savoir pourquoi. Ce dont nous sommes sûrs, c'est que le groupe s'inspire de la théorie nihiliste de Nietzsche.
- Les textes du groupe n'épargnent rien ni personne. Tout doit mourir, tout doit disparaitre, d'une seconde à l'autre. Brutalement.

Maintenant que vous savez ceci, vous êtes prêt à écouter la musique d'Anaal Nathrakh… Encore une précision : le titre du groupe n'a rien a voir avec le cul, il s'agit de la formule prononcée par Merlin dans Excalibur, entrainant aussi bien la création que la destruction… Mais pour ce groupe, c'est la deuxième option qui sera choisie.

Alors, que nous a fait "Le Souffle Du Serpent" ici ? (Traduction littérale du nom du groupe)
Hé bien, on commence avec un instrumental pré-apocalyptique. Préparez-vous a mourir !!
Les trois titres suivants donnent le ton : le niveau de violence monte de trente degrés. L'apocalypse a commencé. Ces trois titres sont menés par des riffs très accrocheurs, qui tiennent l'auditeur en haleine. Il faut dire qu'avec l'excellente production dont le groupe dispose, l'ambiance dégagée est vraiment écrasante, saillante, et surtout infernale.
Le son est monstrueusement lourd. Les moments de répit présents dans "Domine…" n'existent plus. La batterie explose les bpm, les guitares sont effrayantes -quoique le son était plus aigu et saccadé dans "Eschaton"-
En ce qui concerne les vocaux, vous aurez droit à tout : des vocaux criards pour la plupart du temps. Vous aurez aussi droit à des vocaux diaboliques, comme dans l'entrainant refrain de "Screaming Of The Unborn". Et -surprise !- vous aurez droit à des parties chantées ..!
Non non non, ne partez pas tous en courant ! Ne vous attendez pas à de la fade variété, loin de là !
Vous y aurez droit à quelques moments, dans le refrain de "Virus Bomb" par exemple. Des parties chantées en voix grave, comme une chorale.

Au niveau des titres, c'est assez séparé : les titres "accessibles" sont placés au debut. Plus vous avancez dans l'album, plus c'est poussé, donc personne ne sera déçu.
Bonne disposition des titres.
Il faut quand même noter quelque chose : le dernier titre… Si vous envisagez de le chanter, assurez-vous d'avoir un tube de Lysopaine à portée de main, on sait jamais. "VI.T.R.I.O.L." hurle (-de douleur ? de rage ?-) de bout en bout de ce titre. La première fois, c'est absolument impressionnant. Im-pres-sion-nant. Le bouquet final. Ce titre marque la fin de cet album de façon spectaculaire.

Mais il faut surtout, surtout ! Que je dise une chose : vous aurez compris que ce groupe est ultra-violent, l'un des plus violents que la scene Métal ait connu. Mais depuis le début de sa carrière, Anaal Nathrakh a toujours su déjouer le sale piège qui apparait lorsqu'on produit de la musique à un tel niveau de violence : à défaut d'être violent, nos ptits britanniques ne le font pas n'importe comment et ne se contentent pas de changer de riff toutes les trois secondes, de faire blaster non-stop la batterie et de gueuler sans arrêt sur une prod' cradingue pour enfin dire "Je suis un groupe violent !". Parce que oui, il y en a eu des groupes violents qui ont voulu trop en faire pour finalement produire une musique sans intérêt. A l'instar de The Berzerker, groupe australien qui avait réussi à éviter ce piège pendant très longtemps… Pour finalement se gaufrer. Nan, quand on écoute Anaal Nathrakh, on ressent quelque chose. On ne fait pas qu'écouter.

Bref, un bon album pour succéder à "Eschaton". Si vous découvrez Anaal Nathrakh avec ce "Hell is Empty" et que vous avez bien aimé, je ne peux que vous conseiller de remonter dans leur discographie, dans l'ordre inversement chronologique.

Un groupe difficilement classable, et surprenant.

Consommez ce disque avec mod"ration tout de même, sinon vous allez avoir des envies de brutalité gratuite.

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5 commentaires
Chronique
19 / 20
    Eternalis, le Samedi 08 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Le metal est, depuis toujours, un genre soumis aux pires stéréotypes et clichés existants, et ce (probablement) à cause de nombreux incompétents osant prétendre être sincère dans leurs travaux (Marilyn Manson, pour ne citer que lui). Ce monde si particulier voit aujourd’hui l’émergence au premier plan d’un des groupe les plus hallucinants de ces dernières années : Annal Nathrakh.

Si j’avais longtemps imaginé le phénoménal « City » de Strapping Young Lad comme l’album le plus violent de tous les temps, il faudra revoir mon jugement suite à l’écoute de ce maître album en matière de violence. Ecouter « Hell… » n’est plus une distraction (un mot bien désespérant, pourtant trop souvent lié à la musique), non c’est un combat de tous les instants contre cette bande-son apocalyptique.

L’écoute, malgré ses seulement trente-cinq minutes, se révèle épuisante et l’on ne ressort indiscutablement pas indemne d’un tel disque, et ce en partie grâce (ou à cause comme vous voudrez) à l’aliénant et aliéné vocaliste V.I.T.R.I.O.L dont la prestation dépasse tous ce qui est connu en matière d’apocalypse et de déluge de haine.
Que dire de ces hurlements bestiaux sur le refrain (?) de « Screaming of the unborn » ou de la schizophrénie animant le dantesque « Lama Sabachthani » où deux, trois voire quatre pistes de « chant » se superposent pour former cette folie dévastatrice et haineuse en partie inspirée des travaux du philosophe du nihilisme Frédéric Nietzsche. Comment ne pas frissonner à l’écoute du désespéré « The final absolution » où les vocaux se font dans un premier temps désabusés, et vomis de telles sortes que l’on a le sentiment que les protagonistes baissent les bras, pour finalement ôter leurs camisoles de forces et hurler une véhémence déchirante de sincérité à un monde qui semble les avoir reclus à jamais.

Une misanthropie exacerbée émane de ce disque qui peut se targuer d’être bien plus qu’une simple galette miroir mais bel et bien un acte philosophique et religieux.
Car A.N n’est pas un groupe dont on sera fan ou dont on appréciera la musique futur. Non, A.N impressionne et subjugue mais plus par ce qu’il véhicule que par ce qu’il propose : une totale négativité. Le phénoménal dernier titre, « Castigation and Betrayal », en est la preuve vivante. Étant décrit par le groupe lui-même comme étant « aussi violent que la musique peut l’être », ce titre est une pure explosion de haine à la face d’une humanité en passe de vivre son autodestruction. Une telle hystérie émane de ce morceau qu’il en devient indescriptible et presque indigeste lors des premières écoutes, mais il franchit dans un même temps une nouvelle limite en matière d’agressivité (est-ce réellement le terme ?) sonore.
Un album incroyable dont la portée est si grande que les mots me manque pour en parler sans le dénaturer ; les sons se révélant beaucoup plus intense que ce que n’importe quelles paroles pourraient émettre.


19/20

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Mini-Chronique
    amonamarth78, le Vendredi 04 Janvier 2008 parlez-en à vos amis  
Faites gaffe à vos tympans, Anaal Nathrakh sont déjà de retour ! Et ils ne sont pas contents du tout ! Après une intro absolument apocalyptique, nous arrivons sur la première piste. Autant dire que c'est jouissif ! Riffs Thrash superbement orchestrés, prod en béton armé, passages emperoriens à faire verser une larme, les grognements de V.I.T.R.I.O.L sont tout bonnement magistraux, il varie avec tout type de voix : Claire, Death, Black, Grind il y en a pour tous les goûts.

On a encore le droit à des samples d'explosions ou même d'armes à feu, si vous cherchez la B.O de l'Apocalypse, ne cherchez plus ! Courrez acheter l'album !
Tous les titres ne sont pas gratifiés de chants clairs, certains se contentent d'avoir un feeling Thrash ou Grind tout en déversant une haine sans précédent.
Alors bien sûr le point fort d'un tel album, c'est qu'il est très orchestré et que tout est correctement mis en place. Ce n'est plus le foutoir comme sur Eschaton !
Tout est maîtrisé, Anaal Nathrakh est au sommet de son art.
Sachez que ça reste tout de même du Anaal Nathrakh, au bout d'un moment vous avez la cervelle désintégrée ou alors vous sortez de chez vous et vous agressez tous les gens que vous croisez. C'est évidemment à consommer avec modération, car la haine beaucoup mieux canalisée est beaucoup plus incisive.

Mention spéciale à "The Final Absolution" qui est pour moi, la plus Apocalyptique de l'album !
N'attendez pas, jetez-vous dessus !


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Mini-Chronique
20 / 20
    deviat, le Dimanche 13 Juillet 2008 parlez-en à vos amis  
Alors là, chapeau bas à Anaal Nathrakh!!! Cet album c'est de la bombe qui te feré passé celle d'Hiroshima pour de la nioniotte, c'est de la violence concentrée a l'état pure.

C'est parti après une intro plus que résonable, attaches toi les cheveux si tu veux pas les perdre.
Tout au long du cd les riffs sont imparables, une batterie qui frappe plus vite que la vitesse de la lumière (merci a l'inventeur de la double pédale). Le chant de VITRIOL sonne plus death metal alors que le groupe est classifié dans le grinding black metal sauvage, mais à la limite on s'en fout tant que le son est bon!
Malgré la violence des titres, la musicalité est variée. Ce que je veux dire c'est que se n'est pas que du boum boum répétif du début a la fin. Sur le dernier morceau Anaal Nathrakh a voulu faire une offrande a la douleur en n'y placant aucune parole mais des cris venant tout droit d'une salle de torture sur une musique toujours autant décoiffante. En plus la production est en béton armé, alors que demande le peuple?

Si vous êtes amateurs de metal qui déménage pas mal, jeté-y une oreille voir même les deux.

Coup de coeur spécial pour le morceau "the final absolution" J'ADORE!!

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Mini-Chronique
18 / 20
    Scoss, le Lundi 27 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Anaal Nathrakh est très certainement l'un des groupes de Metal extrême les plus originaux et singuliers de ces dernières années. Voilà quelques temps que j'entendais parler de ce groupe et que je me disais "encore un groupe de Black Metal comme les autres"... Puis en 2006 est arrivé Eschaton et son "single" imparable Between Shit and Piss We Are Born, au programme : violence et ultraviolence, Black Metal et Grindcore agrémentés de passages mélodiques du meilleur effet, bref je venais d'être contaminé. Et voilà qu'un an à peine après cette monstrueuse claque le groupe récidive avec Hell is Empty, All The Devils Are Here...

Si Eschaton avait été une méchante claque, HIEATDAH (pour faire court) est un véritable passage à tabac d'une rare violence. Le groupe reprend là où Eschaton s'était arrêté mais radicalise encore sa musique, les partis violentes sont encore plus violentes, les parties mélodiques plus mélodiques. Le groupe diversifie encore sa musique lui donnant tour à tour une dimension épique, martiale, chaotique le tout dans un climat de bestialité rare.

Essayez d'imaginer Emperor et Napalm Death en train de copuler sous un réacteur de Boeing pendant que Ministry et Strapping Young Lad viennent se b***ler par dessus et vous aurez un aperçu de cet album absolument unique en son genre. Le pire est que ce joyeux bordel est d'une cohérence rare, rien n'est laissé au hasard comme si Mick Kenney et VITRIOL avaient savamment orchestré cette folie pour la rendre encore plus destructrice. La brutalité de cet album n'a d'égal que son inventivité.

Alternant tour à tour Black Metal, Grindcore, Death Metal, Indus, passages épiques, riffs Black'N Roll et brutalité sans précédent (Castigation and Betrayal est à ce titre inhumain de violence), HIEATDAH impose Anaal Nathrakh comme les fers de lance d'un Metal Extrême original et sans concession qui laboure les sentiers battus à grands coups de bulldozers. Tout simplement énorme!!!

A écouter en priorité :

Tout l'album



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