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Ce CD est plus brutal que le précédent (ça se voit rien que d'après la couverture, où Thor n'a pas l'air content et éclate un rocher avec Mjollnir, son fidèle marteau), autant d'un point de vue textuel (leur chanteur Johan Hegg en a vraiment eu après les chrétiens cette fois), que d'un point de vue musical, avec leur viking death metal par fois un peu black. Cet album est peut-être aussi un petit peu plus développé que son prédécesseur. En effet on démarre tout de suite avec "Bastards of a Lying Breed": riffs simples mais efficaces ! J'ai quand même eu un peu peur en entendant le deuxième titre ("Masters of War")qui manquait lourdement d'originalité... Mais ne vous inquiétez pas, les bons morceaux reprennent tout de suite après, dans la plus grande tradition d'Amon Amarth ("The Sound of Eight Hooves",...), et on peut même noter l'apparition de blast beats sur le quatrième morceau (Risen from the Sea 2000)! On continue de se faire bercer sur les flots nordiques jusqu'au dernier morceau ("Releasing Surtur's Fire")en passant par des titres très accrocheurs comme "As Long As The Raven Flies" ou "A Fury Divine". Par contre, la chanson bonus, "Eyes of Horror, est de trop, à cause du peu d'ingéniosité dont elle fait preuve, à part un petit solo de guitare. Il y a tout de même un point qui m'a déçu sur ce CD: il n'y a pas de solos de "Tapping" à la guitare, que l'on retrouve sur les CD qui vont succéder à celui-ci... "The Crusher n'est donc pas une perte d'argent, loin de là, il va juste vous donner envie de retourner au temps où nous chargions nos drakkars et allions casser la figure à nos ennemis!
Ici, Amon Amarth propose une nouvelle fois une formule gagnante alternant la magie de ses riffs épais et massifs avec un zeste de mélodies guerrières sur les morceaux "Bastards Of A Lying Breed" ou "Risen From The Sea (2000)". Les suédois renouent également avec la présence de blasts, bien plus que sur le précédent opus, mais ce qui change le plus, c'est cette inattendue attirance vers des sonorités plus typées black. Alliées à un côté bien plus direct et par conséquent plus brutal, ces éléments black confèrent une approche moins mélodique que The Avenger, même si l'ambivalence des deux grattes dévoile un mur de son pêchu ("Masters Of War"). Moins recherché donc mélodiquement parlant, The Crusher témoigne d'une volonté apparente de laisser surgir le côté brut des compositions d'Amon Amarth, à l'image de titres comme "Releasing Surtur's Fire" ou encore "A Fury Divine". Cependant, le (léger) manque de mélodies entêtantes se voit compensé par le titre "Risen From The Sea (2000)", pure création d'Amon Amarth, qui saura vous faire revivre les grandes quêtes de ces guerriers venus du Nord. La rythmique appuie le côté épique des compositions ("As Long As The Ravens Flies") tandis que le chant de Johann est une nouvelle fois énorme, avec des vocaux aussi profonds que caverneux, élément indispensable pour renforcer l'impact des morceaux d'Amon Amarth. Je parlais précédemment d'une approche mélodique moins significative ici, sachez que ceux qui ont vraiment accroché aux nombreux solis de The Avenger risquent d'être légèrement déçus, mais la furie Amon Amarth reste tout de même de grande qualité! Au final, Amon Amarth nous prouve la continuité de sa musique et de son thème avec ce quatrième album. The Crusher lorgne vers un death mélodique typiquement viking, et la formation ose y incorporer des éléments black, sans trop en faire. Moins recherchées que sur The Avenger, les mélodies se voient contre-carrées par une rythmique écrasante, sans parler de ce chant caverneux... Peut-être pas leur meilleur album, The Crusher est quand même une bonne sortie d'Amon Amarth, qui ravira les nostalgiques des épopées sanglantes des viking! 14/20
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