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| CD paru le 24 Septembre 2008 - AFM Records / Laser Company |

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1. Birds of Prey 4.45
2. Beyond Tomorrow 4.03
3. Magic Flame 3.32
4. All I am 4.40
5. You’ll Understand 6.03
6. Invisible Cage 5.46
7. Fragile Equality 3.48
8. Torn 4.42
9. Shade of my Soul 4.58
10. Meaningless World 4.48
Total playing time : 47.05 |
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| Chronique |
 20 / 20 |
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Album : Fragile Equality
Sortie : 17 octobre 2008
Label : Laser Compagny (Brésil), JVC RECORDS (Asie)AFM RECORDS (Europe/Canada/Etats-Unis)
Line-up :
Edu Falaschi : chant
Felipe Andreoli : basse
Paulo Schroeber : guitare
Marcelo Barbosa : guitare
Marcelo Moreira : batterie
Track-list :
01. Birds Of Prey
02. Beyound Tomorrow
03. Magic Flame
04. All I Am
05. You'll Understand
06. Invisible Cage
07. Fragile Equality
08. Torn
09. Shade Of My Soul
10. Meaningless World
Note : 20/20
Deux ans après la sortie de son premier album, Almah nous propose son second opus Fragile Equality.
Almah, qui est désormais un véritable groupe et plus seulement le projet solo d’Eduardo Falaschi, chanteur d’Angra, s’est doté d’un nouveau line-up 100% made in Brésil : avec bien sûr Edu Falaschi au chant (Angra), Felipe Andreoli (Angra) à la basse, Paulo Schroeber (cover Pantera) et Marcelo Barbosa (Khallice) aux guitares et Marcelo Moreira (Burning In Hell) à la batterie.
Si L’artwork signé Gustavo Savez est magnifique, l’album signé par nos cinq brésiliens l’est tout autant !
Un power metal de très grande qualité, original, emplis de sonorités nouvelles, des compos d’un très haut niveau technique qui ne laissent cependant pas de côté les mélodies et l’émotion, et des musiciens très très doués ! La paire de guitaristes Paulo Schroeber/ Marcelo Barbosa est grandiose, Felipe Andreoli l’est tout autant à la basse, Marcelo Moreira avec sa frappe précise et puissante se montre géniale par sa créativité ! Et que dire de la voix d’Edu, magnifique et qui nous fait passer par toute une pallette d’émotions !
Quant au sujet de l'album, il est lui aussi très intéressant : il traite du fragile équilibre qui régit les forces de la nature. Ce thème, sera repris dans un livre écrit par Edu lui-même, illustré à la manière des Mangas japonais, "Fragile Equality, Equinoxe livre I", qui sortira au Brésil à la fin de l'année et certainement dans le reste du monde en 2009.
Fragile Equality débute par un morceau de pur power metal « Birds Of Prey » avec un riff d’intro excellent et un solo de fou, il continue avec un hymne symphonique « Beyound Tomorrow » avec un refrain magnifique (taillé pour la scène !!!), suivi de « Magic Flame », chef d’œuvre de speed metal symphonique.
La ballade « All I Am », avec son refrain poignant, calme le jeu avant la reprise des hostilités avec « You’ll Understand », titre le plus progressif de l'album. Vient ensuite la « semi-ballade » « Invisible Cage », avec ses rythmes brésiliens qui se mêlent admirablement bien aux riffs des deux guitaristes !
Nous entrons dans une autre dimension avec le titre « Fragile Equality », très speed, avec un Edu falaschi au chant très agressif, presque trash et un solo superbe et très expérimental ! Le titre « Torn », est étonnant : très agressif, avec une ligne de chant extraordinnaire, qui me fait penser aux années 80 et un refrain très moderne et encore une inclusion d’éléments bien trash ! » Shade Of My Soul », la seconde ballade de l’album est très belle, apaisante, avec encore une fois un Edu Falaschi au chant impressionnant.
L’album se termine comme il a commencé, avec un véritable morceau de Power metal, qui peut faire penser à Nova Era (morceau d’Angra composé par Edu Falaschi en 2001), mais encore plus riche et plus puissant !
Fragile Equality est un album d’une très très grande qualité, très varié, aux multiples influences, le son et la production sont énormes, une vrai leçon de heavy metal !!!
Le seul reproche, c’est que l’album dure 47 minutes mais on en voudrait plus !
A écouter absolument !!!
4 commentaires |
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Revoici Edu Falaschi et son désormais bien connu Almah, qui passe de simple projet à groupe à part entière. Alors, exit les membres venus d'illustres formations telles Stratovarius ou Kamelot, cette fois le line-up est brésilien, point. Et il se trouve que les musiciens sont beaucoup plus impressionnants que ceux du premier brûlot, qui d'ailleurs n'avait pas rencontré le succès escompté. Ce coup-ci, la technique est partout, on en prend souvent plein les oreilles, mais cela ne fait pas tout. Pour faire vivre un groupe, et plus particulièrement sa musique, il faut leur insuffler une âme qui fera figure de signature unique.
C'est bien là que le bât blesse. Fragile Equality, c'est un peu le méli-mélo de ce qui se fait de mieux dans le power, le prog', le heavy, le speed, ... Bref, tant d'influences, correctement digérées, peuvent donner un résultat digne des rêves les plus fous, surtout en présence de musiciens aussi surdoués. Edu est un grand chanteur, son travail récent au sein d'Angra le prouve, et ici il se montre sous un nouveau jour, plus agressif. Mais n'oublions pas le reste du panier : deux guitaristes terrifiants de technique, un batteur qui ne mérite pas moins de louanges, et un bassiste d'exception lui aussi (Felipe Andreoli) et un peu plus célèbre grâce à son travail avec Angra, également.
Alors qu'est-ce qui ne va pas (pour moi en tous cas ...)? Il y a du bon sur ce disque, voire de l'excellent, mais on a du mal à voir où Edu veut en venir, l'utilité de ce groupe, sa raison d'être. Fragile Equality ne sort qu'un an après l'éponyme qui avait eu un mal fou à sortir de la masse, et la recette n'a pas changé si ce n'est qu'elle est plus technique et plus épique par moments. Certains morceaux pétrifient sur place tant la barre est placée haut (Beyond Tomorrow, You'll Understand, ...), mais les autres sont loin d'être de taille en comparaison. Birds Of Prey débute l'album avec entrain, tout se passe très vite mais impossible de crier au génie et de se dire qu'on tient la baffe de l'année, on se demande juste si on ne va pas finir par trouver le temps long si tous les morceaux ressemblent à celui-ci. Heureusement, Beyond Tomorrow débarque ensuite et assène ses mélodies imparables, son chant furieux et ses passages épiques. La volonté d'en mettre plein la vue est bien là, on sent que la musique prend forme.
Mais les choses ne tardent point à se gâter... Magic Flame est une bonne chanson, à ceci près qu'elle s'intégrerait sans mal au répertoire d'Angra, sauf qu'elle est un cran au dessous du niveau de ce groupe. All I Am est une ballade tout ce qu'il y a de plus classique, sans la moindre once d'originalité, et Edu ne donne pas du tout le meilleur de lui-même! On me parle de ''leçon de heavy-metal'', moi je dis qu'ils feraient bien de prendre un peu plus de temps pour composer des ballades qui frappent! Ce chanteur, qui peut s'élever dans des hauteurs impressionnantes avec sa voix, offre une performance sans grande conviction ni émotion. Oh, je vous l'accorde il chante juste, mais où sont les parties de chant, véritables leçons cette fois, qu'il offre dans Angra, avec par exemple ses montées en puissance progressives (Ego Painted Grey, The Shadow Hunter) ou sa subtilité empreinte de fragilité (So Near So Far)?
Bon, le coup de gueule passé, il faut bien avouer également qu'on s'en prend aussi quelques unes sur le coin du museau, et pas des petites. You'll Understand est un marathon musical, une déferlante de soli de guitare comme de basse, de couplets épiques qui déclenchent à tous les coups une crise de rire tant c'est bon et bien exécuté. Là, Edu sait parfaitement le ton qu'il doit donner. Il en impose et chante à merveille, tout comme sur l'autre grosse claque, je veux parler de Torn. On sent des couplets très travaillés au niveau du chant, qui est plus doux que sur le reste de l'album mais qui donne presque plus de puissance. Comme quoi, la démonstration n'amène pas forcément au résultat voulu, il faut parfois savoir rester fin. Ces deux chansons, musicalement assez brutales (en tous cas pour le style, un effet en partie dû aux riffs et à cette double pédale ''frappante''), permettent de se rendre compte à quel point le potentiel pour arriver à quelque chose d'énorme est bien là.
Le titre éponyme, Fragile Equality, déçoit pourtant quelque peu. Les mêmes ingrédients sont réunis, la puissance est effarante au premier abord, mais on remarque rapidement de gros défauts dans les couplets. Edu nous sort le chant le plus agressif qu'il ait jamais laissé entendre, et perd beaucoup de sa musicalité. Une fois en passant, pourquoi pas. Mais, pour ceux qui connaissent, si vous écoutez la chanson Crucify de l'album Elements Of Persuasion de James Labrie (Dream Theater, chant), le rapprochement tant au niveau de la voix que de la musique est évident. À moins d'une grosse coïncidence, la similitude est très apparente... Dommage car l'originalité en pâtit une nouvelle fois.
La ballade Shade Of My Soul laissera enfin une place plus grande à l'émotion (pour la première fois avec succès en tous cas), et le final, techniquement irréprochable, ne laissera pas un souvenir impérissable tant on a l'impression de l'avoir déjà entendu.
Peut-être en ai-je trop attendu de ce ''super groupe'' comme on dit, composé de pointures indéniablement doués techniquement, mais pour le coup moyennement inspirés. Les meubles et l'honneur restent saufs, grâce aux quelques morceaux de bravoure que j'ai cité et à une exécution impeccable, mais pas de quoi crier au chef d'oeuvre et à l'incontournable. La prochaine fois, peut-être...
14/20
3 commentaires |
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