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| CD paru le 19 Aout 2003 - Amputated Vein Records |

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Re-Issue in 2005 by Nuclear Blast with the same tracklist and the same cover.
1. Deconstruction
2. Laid To Rest
3. Our Own Grave
4. The Spreading Disease
5. Sever The Memory
6. For Far Too Long...
7. Never Ending War
8. Herding The Brainwashed |
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| Mini-Chronique |
 16 / 20 |
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All Shall Perish… encore un groupe qui porte bien son nom…
Car n’y allons pas par quatre chemins, ce n’est pas pour nous compter fleurette, mais bel et bien pour une fois de plus tout détruire sur leur passage et ne rien laisser debout que ce quinquet américain nous sort ce « Hate.Malice.Revenge », leur premier album après une démo !
Et déjà la pochette de ce denier est parfaitement évocatrice… La guerre, la violence et la mort seront les maîtres mots ici, et les compos de ce groupe sont à la hauteur de ce but maléfique…
Imaginez un death grind dans ce qu’on pourrait appeler la plus pure tradition du style, alternant sans cesse passages ultra rapides, dotés d’instrumentaux déchirants et d’un chant over-aigu, typiquement grind déjanté, et des passages death, bien lourds, bien puissants, doté de riffs à vous faire trembler la sol et un chant guttural aussi grave que ravageur…
Tels sont les deux aspects de la musique de All Shall Perish, sachant allier rapidité et violence du grind avec puissance et force du death…
Un groupe qui vient démontrer que le death/grind est parfaitement maîtrisé outre-atlantique, une preuve qui ne laissera ici aucune place à la contestation… On ne peut qu’écouter et s’en prendre plein la g…
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| Mini-Chronique |
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Tout semblait pourtant clairement défini dès le début : un roulement de batterie, un gros beuglement guttural, un blast, facile, on plongeait tout de suite dans un album qui allait plagier sans remords Dying Fetus. Sauf que non… Très vite ce passage typiquement death métal US laisse la place à un plan hardcore moderne très lourd, un peu dans le style d’Hatebreed, bien syncopé, mais toujours avec ce chant grave extrême. Les mecs de All Shall Perish veulent nous en foutre plein la tronche et pour cela ont pioché partout là où ils ont trouvé du violent, du bourrin, de l’extrême, et ont utilisé à mort leur livre de recette du metalleux qui veut faire mal pour nous concocter un mélange barbare. Le brutal death métal s’y prêtait bien, mais ce n’était pas suffisant, alors ils ont continué leur exploration sonore en plongeant dans le hardcore, puis en laissant bouillir parfois dans la déstructuration totale. Ces deux ingrédients étant parfaitement assimilés et mélangés, il ne restait plus qu’à saupoudrer de deux trois trucs pour que la sauce prenne : un riff death old school bien morbide (« the spreading disease »), un passage mélodique limite thrash (« Sever the memory »), des breaks impitoyables à la double grosse caisse fear factorienne, des passages pachydermiques et écrasants. Si chaque élément a déjà été entendu souvent ailleurs, leur assemblage digne d’un docteur Frankenstein est unique, et le résultat est une bombe de puissance à la déflagration colossale. All Shall Perish, ou comment amener les fans de hardcore à découvrir le death métal, et vice versa ! Fucking heavy death core !
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| Mini-Chronique |
 18 / 20 |
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Parce que la scène deathcore est tellement étendue qu'elle en est presque effacée, ASP reste un des piliers du genre de par leur identité propre et efficace.Ce premier album reste mon préféré des trois actuels. Aucun morceau mis au hasard, un ordre chronologique parfait, un son détonant, un album complet en soit. Au chant, Craig Betit (remplacé plus tard par Eddie Hermida) use et abuse de sa voix tonitruante très death, dont le timbre se reconnait à la première écoute. Derrière les fûts, un Matt Kuykendall très en forme, qui élabore un jeu très varié fait de breaks, de pauses et de contre-temps dévastateurs ! Quant aux grattes, les riffs sont peut-être moins complexes et techniques que l'album suivant mais ils restent néanmoins beaucoup plus accrocheurs à mon goût.Ici, on a droit à du vrai death/hardcore bien compact et dévastateur : de "Deconstruction" et son taquet sans relâche, on passe au désormais culte "Laid To Rest" dont les riffs mélo-glauques sont totalement entrainants, agrémentés d'excellents beatdowns hardcore. S'ensuit "Our Own Grave", un début mélodique à souhait sans toutefois tomber dans le doom soporifique, les saccades qui suivent viennent booster la chanson d'une empreinte unique, mêlant parfaitement death/grind et metalcore. Puis vient ma préférée, "The Spreading Desease" et ses rythmes lourds, ponctués d'une double-pédale cinglante et d'un riff (au début) inoubliable. Idem pour le reste de l'album, de "Sever The Memory" (monstrueusement mélo-hardcore) au très death/grind "Herding The Brainwashed" en passant par l'inévitable "Never Ending War".Sans faire de fioriture, un album quasi-parfait, dont chaque titre provoque tantôt émotion, tantôt une envie irrémédiable de faire bouger son teston !Foncez, y'a que du bon !
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