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| 1992 - Columbia Records |

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1. Them Bones
2. Dam That River
3. Rain When I Die
4. Sickman
5. Rooster
6. Junkhead
7. Dirt
8. God Smack
9. Hate to Feel
10. Angry Chair
11. Down in A Hole
12. Would? |
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| Chronique |
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2è album d’Alice in Chains suivant l’unique Facelift, une merveille, mélange de haine vicieuse et de désespoir dans la voix de Layne Stanley, il est d’une noirceur profonde ne parlant que principalement de drogue…
Le timbre de voix fait penser pour les moins connaisseurs a celle d’axel des guns et tout ce qui s’en suit a cette époque, un peu tiré hard rock quand on se laisse emporter par un solo, mais grunge dit on car nés dans la grande période de la rébellion provoquée par Nirvana on les a souvent assimilés a ce style et les paroles assez décalées pourraient permettre de le faire mais on a jamais réussi a vraiment classer ce groupe, disons qu’ils font du rock.
Toujours honorable, l’excellent compositeur, Jerry Cantrell, une pensée a ce gars qui nous sort des morceaux transperçants.
Mais passons au contenu, j’essaye de me rappeler les émotions de la première écoute quand je me suis laissée submerger par « Them Bones » et « Dam that River » (paroles à lire !) suivis par les puissants et assez étranges au début « Rain When I Die » et « Sickman »
Après ces 4titres plus qu’une seule envie, le morceau suivant ! Et j’ai été comblée, « the Rooster » plus lent mais niveau émotions ce fut le pire, triste et déchiré par les guitares le tout baignant dans des coups de batterie résonnants. Référence militaire due a la geurre du Vietnam de celui que Layne appelle son père, qui avait été surnommé « the rooster ».
En parlant de lui, il montre comme toujours ses performances sidérantes et haineuses envers ceux qui l’ont déçus…
Deux morceaux particuliers, différents des autres, « God Smack » et « Hate to Feel » inattendus c’est le moins que l’on puisse dire, les riffs plus que profonds et les intros surtout. Une chanson finale qui ressemble a une chute sans fin pour enfin retrouver le silence, mais je peux vous dire qu’a ce moment précis, j’étais sur le cul, après un album pareil, plus rien ne pouvait me sortir de ce monde construit autour des paroles et des mélodies de mes regrettés Alice in Chains…
Un monument, cet album, pour ceux qui se rappellent de Layne, ceux qui n’oublient pas tout ce qu’il a pu accomplir, ces délices musicaux qu’il nous a apporté, ceux la oui s’en souviendront toujours je crois, Dirt est et restera un classé « cultissime émotionnellement attachant».
Derrière tout le « nouveau metal » qu’on nous fait avaler il reste un monde et j’espère que la population de mon age un jour aura la chance et le courage d’aller chercher un peu plus loin que ce qu’on leur montre du doigt.
1 commentaire |
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| Chronique |
 20 / 20 |
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Bon, nous n'allons pas y aller par quatre chemins : "Dirt" est mon album favori. Il désigne à lui seul la solitude et la dépression mais aussi le voyage, le courage... Oui, cet album est un voyage ! Un voyage à travers les pensées du groupe entier, que ce soit un petit tour chez le père de Jerry Cantrell avec "Rooster" ou encore une découverte morbide de l'addiction de Layne Staley aux drogues avec "Junkhead" ou "Dirt", cet album garde toujours les traces heavy metal de leur précédent "Facelift" mais y ajoute encore plus de profondeur.
Les trois premières chansons de l'album sont lourdes et violentes, une claque tandis que "Down In A Hole" est une chanson tout à fait incroyable, mélangeant tristesse et nostalgie. Après une "Sickman" plus qu'angoissante, on entend "Rooster" entrer en scène calmement ; cette chanson est tout simplement exceptionnelle, violente tout en restant calme, vicieuse tout en restant douce, grandiose. Le groupe nous ouvre vraiment l'esprit avec cet album et au lieu de dire "la drogue c'est cool", le message est évident : "ne touchez pas à cette merde les jeunes !". Mais Layne est retenu prisonnier de la drogue et il l'exprime très bien sur "Dirt" et d'autres titres. Par contre, je ne suis pas sans vous dire que "Iron Gland" fait un tout petit peu tâche parmi ces oeuvres. Tom Araya s'invite à la fête et ça ne donne au final qu'un gros ramassis de gueulades, de batterie tambourinante et de guitares sans gros effet qui au total dure 45 secondes, mais ça fait partie de l'album, et je n'aurais pas vu mieux comme "intermission". Je crois que "angoisse" reste vraiment le mot qui décrit ce chef-d'oeuvre car toutes les musiques de cet album sont angoissantes. On dit toujours qu'on garde le meilleur pour la fin. Ici, c'est vrai: "Would?", en plus d'être un hommage ultime à Andrew Wood, défunt chanteur de Mother Love Bone, est aussi une des rares chansons que je peux qualifier de parfaite...
Au final, "Dirt" est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie et ce n'est pas qu'un disque, c'est une révélation que Layne et le groupe nous font.
Il n'y a pas de 21/20 mais je lui mets un 20/20, il le mérite amplement.
20/20
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