The Emptiness

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Nom du groupe Alesana
Nom de l'album The Emptiness
Type Album
Date de parution 26 Janvier 2010
Produit par Kris Crummett
Enregistré à Interlace Audio
Style MusicalPost Hardcore
Membres possèdant cet album61

Tracklist

1. Curse of the Virgin Canvas 04:49
2. The Artist 03:46
3. A Lunatic's Lament 04:05
4. The Murderer 04:33
5. Hymn for the Shameless 05:38
6. The Thespian 04:41
7. Heavy Hangs the Albatross 03:51
8. The Lover 03:25
9. In Her Tomb by the Sounding Sea 03:41
10. To Be Scared by an Owl 03:11
11. Annabel 07:19
Total playing time 49:50

Chronique @ BlackDieRose

11 Mars 2013

Alesana est au sommet de son art…

Alesana, voilà un groupe qui a fait parler de lui ! Après l’excellent Of Frail Wings And Vanity and Wax qui a montré au monde entier le talent du jeune groupe, puis le loupé Where Myth Fades to Legend, on était en droit de se demander si cet album allait répéter les fautes passées. Évoluant dans la mouvance Screamo/Punk plutôt à la mode ces derniers temps, le groupe s’est clairement distinguer des autres par ses compositions techniques à trois guitaristes, ses interludes atmosphériques narrant une histoire, ses couplets alternant le cri/chant clair naturel, et surtout la cause de la célébrité grandissante du groupe : ses refrains entraînants. En ce début d’année 2010, Alesana nous revient le sourire aux lèvres pour ce troisième opus intitulé The Emptiness. Au niveau du line-up, il y a eu quelques changements l’année précédente avec le guitariste Adam Ferguson qui quitta le groupe et Jake Campbell, qui avait remplacé temporairement Shane Crump à la basse, devient le nouveau guitariste. Cependant après la sortie de l’album Jake décidera de quitter le groupe pour quelque obscure raison et sera remplacé par Alex Torres (Greeley Estates, Eyes Set To Kill). L’album est produit par Kris Crummett (Emarosa, Sleeping With Sirens) et labélisé par Fearless Records.

Passons maintenant à la musique avec l’ouverture Curse Of Virgin Canvas qui nous introduit au cœur de l’histoire. Nous sommes dans la petite ville de Slough en Angleterre en l’an 1898. Un dessinateur locale que nous nommerons l’Artiste découvre en se réveillant que sa bien-aimée est morte assassinée. D’ailleurs comme il ne se souvient de rien, il en est peut-être l’origine ! Ici commence le cauchemar. Dès lors de mélodiques guitares entrent en jeu, puis Shawn entre en jeu avec sa voix euphonique et aiguë suivi de près par Dennis. Les riffs lors des refrains resteront principalement mélodiques mais on observera tout de même quelques dissonances qui font très bien ressortir les cris dans le paysage. Les vocalises de Dennis varieront entre le cris gras, anarchique et nerveux et la grosse beuglante plus grave. Son seul problème est que son chant reste trop en retrait dans la musique et pendant certains passages il ne sert que d’accompagnement et il devient un peu inutile.

Passé la première chanson le rythme va s’accélérer pour le mieux. Là le héros va complètement péter les plombs dans The Artist et A Lunatic’s Lament, titres sur lesquels ont ressens le désespoir du personnage qui devient petit à petit fou et sombre dans le désespoir comme sur la pochette. Les deux dernières assimilent un Punk Rock rapide à un Screamo agressif et le résultat est détonant : des riffs tantôt fous, tantôt structurés se succèdent rapidement. La rythmique quant à elle est tout ce qu’il y a de plus solide et les refrains entêtants. Peu après The Muderer se définira comme la piste la plus violente de l'opus. Sur ce titre Dennis va littéralement exploser de fureur en criant dans un état tantôt haineux tantôt effrayé. L’auditeur se retrouvera emprisonné dans une atmosphère très lourde et fermé que seul le refrain un brin sadique lui permettra de s’en échapper. La suite se révélera plus calme et on survolera la planante et reposante Hymn For The Shameless jusqu’à The Thespian. Là le héros retombe dans la folie. A la suite d'un court interlude schizophrénique dans lequel Shawn scande les premières paroles, la piste sera un mixte entre l’acerbe The Murderer et la rythmée The Artist.

Bref, après la première moitié de l’album qui était assez varié, nous allons nous retrouver en face de pistes plus linéaires. En effet les chansons Heavy Hangs The Albatross, The Lover, In Her Tomb By The Sounding Sea se révéleront standardisé et efficace à défaut d’être mémorable. Il s’agira là d’un Alesana classique qui enchaîne aisément riffs mélodiques, parties criés, refrains émotionnels dans une histoire qui oscille entre rêve et réalité. D’ailleurs on remarque très bien que la partie rêvée soit The Lover, un titre joyeux et festif au dansant et frétillant refrain. Nous finirons par Annabel (s’inspirant du poème d’Edgard Allan Poe « Annabel Lee »), l’apothéose de la musique d’Alesana. Il s’agit là d’un combiné de tous les éléments présents sur l’album. Le rythme sera impressionnant car il découpera en deux parties bien distinctes le refrain : une partie lente emplie de tristesse accompagnée par des violons qui intensifient la musique, et une autre partie plus rapide, plus axée vers l’espoir. Vers le milieu ont aura même droit à un sublime solo sur lequel se superposeront les cris alarmants de Dennis.

Enfin, The Emptiness est une œuvre complète, plus qu’un simple album, plus qu’une simple histoire c’est une composition artistique à part entière. Une musique sincère et intense dans une narration profonde et prenante. Le sextet de Raleigh a enfin dévoilé son immense talent dans un album puissant, nerveux, agressif, mélodique et surtout complet autant dans les paroles que dans le son. Alesana est au sommet de son art…

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Commentaire @ Zazouky

13 Janvier 2012

The emptiness n'est pas un album, c'est un chef d'oeuvre !

Par où commencer... et bien par le commencement me diriez-vous ? Soit. Alesana, pour ceux qui ne connaissent pas, est un groupe de screamo formé en novembre 2004, qui est maintenant composé de Shawn Milke au vocal/guitare/piano, Dennis Lee second vocaliste, Patrick Thompson & Alex Torres à la guitare, Jeremy Bryan à la basse et Jeremy Bryan à la batterie. Les présentations étant maintenant faites, rentrons dans le vif du sujet.

Nous y voilà "The Emptiness" troisième album de la formation, au visuel pour le moins... mystérieux. Un homme se tenant dos à un miroir brisé et écrivant le titre de l'album avec son sang, tout autour de lui se trouvent diverses phrases ensanglantées qui représentent quelques paroles présentes dans les compositions. La descente dans un autre monde commence.

L'album nous plonge dans une ambiance pour le moins sinistre, "Curse of the virgin canvas" nous donne tout de suite le ton : une voix sinistre nous annonce l'histoire qu'il va nous conter, oh chouette une histoire ! mais ne vous réjouissez pas trop vite car d'après ce qu'il nous dit, elle empoisonnera nos plus profonds cauchemars, fort bien.

Nous sommes en 1898, une femme à été assassinée, la magnifique Annabel. Le personnage principal est son mari. Alors évidement, que feriez-vous si un jour vous retrouviez votre femme couchée dans un lit dont les draps sont imprégnés de sang ? Et bien en tout cas, notre homme désemparé lui, sombre peu à peu dans la folie au fur et à mesure que l'album défile. Il en est même à essayer de se raisonner en se disant qu'elle n'est pas morte, comme dans la piste "The Artist" (Ses lèvres bougent encore).

En tout cas les lignes s'entassent et les pistes s’enchaînent à une vitesse fulgurante, la mélancolique "A Lunatic Lament" La nerveuse "The Murderer" et la lente "Hymn for the Shameless" avec quelques fois, des interludes au violons qui viennent à la fin des morceaux pour nous décrire les actions du mari de la jeune femme, interludes qui au passage sont les bienvenues. Jusque là, Alesana nous sert des pistes riches et variées que nous dégustons avec le plus grand appétit.
Nous arrivons sur "The Thespian" et son intro tellement nerveuse qu'on aurait envie de tout casser dans la pièce où l'on se trouve. L'interlude qui suit, est un peu plus longue que les autres et ça n'est pas si anodin.

Après cette première moitié d'album, l'ambiance est un peu plus... comment dirais-je... joyeuse ? oui c'est à peu près le sentiment que j'ai. "Heavy Hangs the Albatross" est une piste plus joyeuse, plus innocente, jusqu'à ce que les screamo de Dennis viennent nous replonger dans les tourments multiples du personnage. "The Lover" confirme nos dires, les pistes sont maintenant plus guillerettes. Peut-être la folie s'est elle estompée ? Je ne sais pas, ne crions pas trop victoire et attendons la suite.

Oh, mais que se passe-t-il ? Le solo à la fin de ce morceau vient nous annoncer quelque chose ! Le vide reviendrait-il nous hanter ? Eh bien OUI ! "In her Tomb by the Sounding Sea" Un morceau pour le moins très réussi mais... ou diable ai-je ranger les lyrics... ah les voilà ! donc je disais le refrain est très accrocheur "It's happening again, it's happening again", (ça arrive encore, ça arrive encore) comme si l'homme avait peur, et commençait à paniquer.
La fin de ce morceau est encore plus grave et profonde et elle nous fait directement enchaîner sur "To Be Scared and Owl" une musique ma foi très entraînante ! Même la voix froide et peu accueillante des interludes vient nous taper une petite discute pendant cette piste. A la fin de ce morceau, les violons se font plus joyeux jusqu'à ce qui doit être la voix d'Annabel, apparaisse pour réconforter son mari.

Et hop !!! nous sommes sur le morceau ou devrais-je dire l'outro du nom d'Annabel. Et bien, première constatation, ça m'a l'air d'aller mieux pour notre homme, un peu trop si vous voulez mon avis... Il est tombé amoureux trop rapidement mais il va bien, qu'il nous dit. Et ça si c'est pas de l'outro ! Les guitares partent dans tout les sens, on ne sait plus où donner de la tête. Les screamos de Dennis sont assourdissants au possible.
And now the dream is over. C'est sur ces derniers mots que nous quittons peu à peu le monde poussiéreux et glauque de "The Emptiness", quelques dernières notes de violon retentissent pour s'assombrir définitivement.

Et voilà comment se clos ce troisième album. ça vous a plu ? Moi oui ! Bon évidemment l'album n'est pas parfait tout comme la note que je lui ai attribué. Je n'ai pas apprécier la piste "Hymn for the Shameless" très réussie mais un peu à la traîne à mon goût quand on connait la nervosité des compositions d'Alesana. Mais ceci n'est qu'une broutille parmi tant d'autre ! Maintenant si vous voulez bien me laisser, je reprends un autre billet pour un voyage en 1898.

Peut-être l'éloge faite est trop grande, peut-être ai-je tort ? Je ne sais pas. Libre à vous de vous faire votre propre opinion. Pour ma part je le disais, je le dis, et je le dirais toujours, Alesana ne font pas de la musique, mais de l'art, et "The Emptiness" n'est pas un album, c'est un chef-d’œuvre !



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Dethry - 13 Mars 2012: Très bonne Chronique, j'ai également énormément aimé l'album et je suis tout à fait d'accord avec toi !
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