Troisième Guerre

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Nom du groupe Aksaya
Nom de l'album Troisième Guerre
Type EP
Date de parution Juillet 2013
Style MusicalBlack Pagan
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1. Brise Tes Chaînes
2. Prisonniers
3. Combattants
4. Post Little Boy

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Aksaya


Chronique @ Icare

03 Mars 2014

Aksaya peut peut-être parvenir à s’imposer aux amateurs de black épique s’il continue à travailler dans cette direction.

Aksaya, vous ne connaissez sans doute pas, et c’est bien normal : composé de musiciens inconnus de la scène, le groupe se forme discrètement en 2013 à Montargis et sort la même année sa première démo 4 titres autoproduite, Troisième Guerre, à l’artwork sombre et industriel aux relents post apocalyptiques. La fiche SOM nous décrit la formation comme officiant dans le black death, et autant le dire tout de suite, à l’écoute de ces 16 petites minutes, on est plutôt circonspect vis-à-vis de cette appellation : ce qui choque avant tout, c’est la mauvaise qualité du son et le côté parfois amateur de l’ensemble qui viennent considérablement entacher une musique exigeante qui ne tolère pas l’approximation.


Ainsi, Brise Tes Chaînes, titre qui entame la galette, malgré la rage revendicatrice scandée dans ses textes et sa réelle volonté de bien faire en alternant les rythmes et les riffs et en proposant un morceau à la structure intéressante, souffre vite du syndrome de la première démo : premièrement, le son, vraiment amateur, n’aide pas à ajouter de la cohérence à l’ensemble ; les guitares sont ultra saturées et grésillantes, plus dignes d’un groupe de true black que d’un groupe de black death, la batterie a une résonance désagréable aux échos metalliques amplifiés qui deviennent vraiment envahissants lors des blasts et la double est bien trop sourde.
Ensuite, la compo en elle-même, si elle met en avant quelques passages sympathiques et un ou deux bons riffs, sonne parfois un peu brouillon, le son n’aidant évidemment pas, avec des transitions pas toujours très habiles. Et pour ne rien arranger, la voix n’est vraiment pas adaptée au style dont se réclame Aksaya, sorte de raclement de gorge black enroué et sans puissance et qui n’est en plus pas toujours en rythme avec la musique.

Bref, ça part mal, et vu comme ça, on pourrait croire au plantage total. Pourtant Prisonnier rehausse un peu le ton, avec une puissance accrocheuse et un rythme plus lent et lourd qui sied bien au groupe. La batterie semble plus en retrait et les guitares mieux mixées(ou est-ce que c'est juste qu'on s'habitue?), l’ensemble sonne plus cohérent malgré quelques passages encore approximatifs. Certes, le titre ne casse pas la baraque et les vocaux sont toujours un peu irritants avec quelques placements inadaptés, mais Prisonnier est un titre correct avec quelques passages vraiment prenants, des montées en puissance bien amenées et un mélange des genres black et death bien plus cohérent que sur le titre précédent.

Et c’est finalement sur le morceau suivant que le groupe de Montargis va s’illustrer, avec un excellent riff épique qui nous happe d‘entrée, proposant une sorte de black lent, épique et guerrier à forte connotation païenne à mi-chemin entre Absurd et Amon Amarth. Le morceau est vraiment entraînant, les guitares font mouche et ici, le son saturé d’Aksaya est loin d’être préjudiciable, enveloppant la compo d’une aura mélancolique portée par les stridences mélancoliques des guitares qui résonnent comme les plaintes lancinantes de ces Combattants perdus loin de chez eux. De même, Chris trouve un univers plus adapté à son chant écorché, et ces 3,24 minutes, malgré quelques faiblesses de jeunesse, sont une très agréable surprise.
Le dernier titre, Post Little Boy, malgré un thème plus moderne (Little Boy étant le nom de la bombe atomique lâchée à Hiroshima) reste musicalement dans la même veine épique et catchy grâce à ces guitares mélodiques et ces très bons riffs black.


A l’écoute de Troisième Guerre, on reste donc mitigé, mais une bonne impression persiste : si le groupe ne révolutionnera clairement pas le monde du death metal avec ses compos encore trop amateur et approximatives, il peut peut-être parvenir à s’imposer aux amateurs de black épique s’il continue à travailler dans cette direction. En attendant, Aksaya est visiblement un groupe qui se cherche encore, mais qui possède un réel potentiel. A suivre donc, et à confirmer sur un premier full length…

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MikeSlave - 04 Mars 2014: Pour info la batteuse officiait dans Malesanctus.(Je viens de modifier la fiche). Groupe bien connu des franciliens et a notamment partagé la scène avec Temple of Baal et Forbidden Site lors d'une date memorable au Gibus.
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