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Liste des groupes Death Black Akercocke Antichrist
28 Mai 2007 - Earache Records / PIAS (Play It Again Sam)
Akercocke : Antichrist, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Black messiah 00:54
2. Summon the Antichrist 05:12
3. Axiom 05:12
4. The promise 03:34
5. My Apterous Angel 06:50
6. Distant Fires Reflect in the Eyes of Satan 02:29
7. Man Without Faith or Trust 03:25
8. The Dark Inside 06:40
9. Footsteps Resound in an Empty Chapel 04:17
10. Epode 02:36

Bonustracks (Special Edition)
11. Chapel of Ghouls 05:08
12. Leprosy 06:20

Totl playing time 52:37

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NEUF
Chronique
17 / 20
    tonio, le Samedi 07 Juillet 2007 parlez-en à vos amis  
Voilà dix années que les anglais de AKERCOCKE se sont formés, et « Antichrist » est leur cinquième réalisation. Ce groupe si singulier divise les foules, il ’y a ceux qui le jugent grotesque, tant au niveau visuel que musical, et ceux qui comme moi se plongent avec bonheur dans leur univers délirant…

Enfin, je dis délirant, mais pas tant que ça ! Tous les morceaux de cet album sont un mélange de pas mal de styles différents, d’ambiances différentes, mais on est très très loin d’un gros bordel organisé. On ne pas non plus dire que AKERCOCKE ratisse large pour séduire un maximum de monde car sa musique si sombre n’est pas facile d’accès. L’incroyable talent de ces musiciens est la facilité avec laquelle ils passent d’un style à un autre tout en restant captivant, et surtout crédibles. Il faut dire que niveau technique est imposant, le travail de composition est énorme sur chaque morceau. Ainsi AKERCOCKE ne passe pas bêtement d’un blast death métal à une ambiance aérienne, son travail est bien plus intelligent et réfléchi, le groupe combine les éléments musicaux les uns aux autres et les glissements entre chaque parties se font en douceur. Car AKERCOCKE aime les décalages, ça oui ! Du chant clair sur des parties extrêmement violentes, une batterie nerveuse sur des guitares acoustiques, bref, le groupe aime surprendre l’auditeur sans s’imposer de barrières. Mais malgré cette diversité, l’album est d’une homogénéité incroyable, je ne connais pas beaucoup de groupes capables de telles prouesses sans se vautrer dans l’absurde.

Imaginez un morceau comme "The Dark Inside". Ce titre démarre sur du thrash death mid tempo foudroyant chargé de growl avant de changer de route et de prendre la direction d’un émo-rock acoustique bien rytmé soutenu par une touche électro. Dit comme ça je comprend que ça puisse vous faire peur, mais le résultat est passionnant. Tous les morceaux renferment leur particularité, ils sont tous très rapidement différentiables les uns des autres. Un autre aspect marquant de cet album, et qui ne saute pas forcement aux oreilles immédiatement, est la subtilité avec laquelle les chansons s’enchaînent. Telles les chapitres d’un roman, chaque titres me donnent l’impression d’être le prolongement du précédent, à l’image par exemple du formidable trio "Axiom" - "The Promise" - "My Apterous Angel". "My Apterous Angel" est peut être le morceau de l’album qui me file le plus de frisson, le plus sombre, le plus singulier. Ce titre d’une noirceur sans fond, d’une beauté glaciale, (argh, ces croak-croak de corbeau sur l’intro…) parvient à être aussi puissant que poignant, sublime.

Il faut dire que le registre du chanteur est des plus étendu et que celui-ci passe sans problème du death au chant théâtral, faisant aussi parfois quelque écarts du côté du black métal. Impressionnant ! Tous les musiciens se complètent à merveille, chacun pouvant s’exprimer librement, tant au niveau de la basse que de la batterie ou des grattes. Les interventions en solo ne sont d’ailleurs pas très fréquentes mais extrêmement brillantes.

Même si Antichrist évolue dans la même veine que la réalisation précédente (je ne connais pas les autres), AKERCOCKE prend quelque risque et innove en glissant dans son œuvre deux morceaux inattendus, un instrumental de percussions et d‘instruments divers ("Distant Fires Reflect In The Eyes Of Satan") et un titre acoustique ("Epode"). Là encore le talent du groupe éclate de la plus belle des manières car ces morceaux se fondent complètement dans l’univers torturé de AKERCOCKE.

Voici donc une sortie de chez Earache que je trouve tout simplement excellente et que je vous recommande fortement. Et pour mon bonheur, le label n’a pas truffé ce cd promo de bip-bip ou de messages à la con au milieu des titres ! Merci Mr Earache et longue vie à AKERCOCKE…

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Chronique
18 / 20
    Growi, le Vendredi 12 Octobre 2007 parlez-en à vos amis  
Après la grosse mandale de Word That Go Unspoken, Deeds That Go Undone, nous étions en droit de nous demander comment Akercocke allait faire pour nous sortir un disque ayant au moins la même force de caractère...
Et c'est chose faite grâce à Antichrist. Reprenant ce qui avait fait le succès de son prédécesseur, à savoir l'alternance de passages bourrins aux vocaux death ou black avec des ambiances théâtrales (cette voix, mon Dieu), des passages chantés à merveille et des mélodies arabisantes, Akercocke nous assène une mandale à laquelle nous tendons volontiers la joue.


L'album s'ouvre sur une étrange introduction, semblable au morceau "I Wish I Could Vomit Blood On You... People", de leurs compatriotes anglais Anaal Nathrakh, et hop, dès le deuxième morceau, grosse claque, un peu comme "Verdelet", titre d'ouverture du précèdent opus (comment ne pas headbanguer comme un porc en entendant ce rythme, bordel ?).
Les mélodies sont complexes, voir même progressives, les morceaux semblant posséder des douzaines de tiroirs qui ne demandent qu'à s'ouvrir, et le pire est qu'il est quasiment impossible de se lasser. Akercocke est au black ce qu'Opeth est au death métal, c'est à dire quelque chose d'envoûtant, compliqué et en même temps tellement simple, pas vraiment en adéquation au style, mais en même temps complètement dans le ton.

Le principal sujet de l'album est bien entendu la religion (Antichrist, Chapel Of Ghouls, etc...), que le song writter traite, tout du moins semble t'il, sans l'humour "so british" qui les caractérisaient... En fait, le groupe semble progresser tout en renouant avec son passé. En effet, les paroles semblent plus 1er degré, un peu plus proche d'un Goat Of Mendes (les débuts du groupe, très black métal, à tous les niveaux), puis ensuite la production, plus proche d'un Goat Of Mendes ou d'un Chorozon que d'un Word That Go Unspoken, Deeds That Go Undone.
Jason Mendoza nous subjugue toujours par ses talents de vocaliste, faisant passer l'autre fiotte de Dani Filth pour un tocard ayant coincé ses couilles dans une porte lors des passages en voix criardes et n'importe quel chanteur de death pour un minot n'ayant pas encore mué. Ensuite, sa voix chantée envoie au placard n'importe quel chanteur du dimanche de la star ac', et sa voix "théâtrale" fout sur le cul tellement il en impose.
Les musiciens assurent un max, chacun de leur coté, les guitares se font grasses, tranchantes, acérées, aussi bien que légères et aériennes, la basse accompagne à merveille, et le batteur renverse tout sur son passage grâce à sa maîtrise de la batterie absolument bluffante, ne se contentant pas de blaster à tout va.
L'album se clôt sur Leprosy, une chanson délicieusement lourde et bourrine.

Au final, une merveille, qui égale parfaitement son prédécesseur !


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