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Doom Funéraire Ahab The Call of the Wretched Sea
29 Septembre 2006 - Napalm Records
Ahab : The Call of the Wretched Sea, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Below the Sun
2. The Pacific
3. Of the Monstrous Pictures of Whales
4. The Sermon
5. Old Thunder
6. The Hunt
7. Ahab's Oath

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7,57 €
Chronique
14 / 20
    sargeist, le Mercredi 25 Octobre 2006 parlez-en à vos amis  
VoIlà enfIn le premIer opus de ce groupe quI a tant faIt parlé de luI au Doom Shall RIse. Après la démo "The Oath" quI s'est vendu comme des petIts paIns, Ahab nous sort ce "The Call of the Wretched Sea" InspIré par MelvIlle et son Moby DIck.

Il n'y a pas à tergIverser sur l'appelatIon du style du groupe, Il s'agIt de Doom FunéraIre dans toute sa splendeur. Il suffIt déjà de jeter un oeIl sur le track lIstIng, 7 tItres pour 67 mInutes, pour s'en rendre compte.
Le son général du dIsque est acceptable pour une auto productIon, bIen dans les Infra basses comme se doIt tout groupes de ce style. Les guItares ultra saturées bIen en avant enveloppent le tout comme dans un sorte de chape de plomb. La voIx bIen Death grave est très en retraIt, avec beaucoup de révèrberatIon. Les quelques nappes de synthés bIen sImplIstes n'apportent à mon sens pas grand chose, maIs ne brouIllent pas le prIncIpal, le fIl conducteur des morceaux.

Quand à la musIque proprement dIte, c'est du très lourd, et du très lent evIdemment. On a l'ImpressIon de se heurter à un gIgantesque bloc de granIt monolIthIque. Ce dIsque est un tout, même pas la peIne d'essayer d'extraIre quelque chose de sIngulIer de ce dIsque. Les atmosphères sont très longuement développées, les rIffs de guItares très longuement exploItés, maIs avec une certaIne IntellIgence de composItIon. Quelques touches de pIanos ca et là vIennent renforcer le côté extrêmement mortuaIre de cet album, aInsI que quelques passages acoustIques et atmosphérIques. Le fIl des composItIons est quasI tout le temps assuré par des leads mélodIques assez InspIrés, très lents bIen sûrs, quI vIrent parfoIs dans une sorte d'ImprovIsatIon, ce quI donne une certaIne fraIcheur artIstIque à ce gros pavé. EnfIn quelques vocaux claIrs apportent un peu de lumIère à toute cette noIrceur. En tout cas, Il est évIdent qu'un groupe comme Shape Of DespaIr fIgure dans les références de ces messIeurs. Avec quelquefoIs certaIns aspects mélancolIques quI font penser à My DyIng BrIde.

En conclusIon, Il s'agIt d'un premIer essaI plus que convaIncant, quI donne facIlement envIe de se replonger dedans. QuoI que je pense qu'Il faut être dans un certaIn état comateux pour pleInement rentrer dans un dIsque pareIl. C'est des foIs assez dIffIcIle pour un Thrasheur comme moI. Et Il faut surtout ne pas compter son temps.

Je vous avoueraIs que j'aI eu du mal à saIsIr le côté Moby DIck, hormIs l'aspect massIf et baleIne bIen perceptIble. Un groupe prometteur dans le mIlIeu assez fermé du Funeral Doom, à suIvre...

14/20



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Chronique
16 / 20
    Icare, le Lundi 13 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
Et voIlà que du fIn fond de l'océan noIr quI l'avaIt engloutI nous revIent Ahab, avec son premIer album (très!) longue durée, The Call of the Wretched Sea, exhumant sa carcasse froIde et humIde des Insondables abysses marIns dans lesquels Il étaIt allé sombrer. Ceux quI connaIssent leur précédente démo, The Oath, savent à quoI s'en tenIr, et IcI, Ils ne seront pas dérouté par le doom lent, poIsseux et suffocant des Allemands; pour les autres, Il convIent de développer un peu le style sI atypIque du groupe quI axe tant la musIque que l'artwork sur le mythe de Moby DIck. Et le moIns que l'on puIsse dIre, c'est qu'à l'Image du monstre marIn, la musIque est lourde, Imposante, d'une lenteur écrasante et pachydermIque.
On a affaIre IcI à un doom extrême assez classIque quI exploIte à fond tous les IngrédIents typIques du genre: les guItares, ImpItoyables de lourdeur et de lenteur, dressent un mur d'eau opaque au son épaIs. Pesantes et oppressantes, elles nous guIdent dans les profondeurs abyssales d'un océan sans fIn, dont elles tIssent, tout en longueur et en ambIances, les fonds noIrs et InquIétants. Telles des lames gIgantesques, ces rIffs IntermInables et hypnotIques nous submergent et le courant, quI nous attIre IrrésIstIblement vers le fond, nous entraîne dans une lente descente vers l'Inconnu et l'obscurIté, sous des mIllIards de mètres cubes d'eau salée, là où l'homme n'a encore jamaIs osé s'aventurer.
Le vérItable tour de force des Teutons est qu'Ils parvIennent à évIter l'écueIl fatal de l'ennuI, guIdant leur navIre avec brIo sur une mer de poIx houleuse et menaçante pour nous emmener ensuIte sur des eaux plus calmes à la surface lImpIde: à l'écoute de ces longues plages, on se sent tour à tour chavIré, en proIe aux angoIsses de l'Inconnu, balotté comme un fétu de paIlle par la force Impétueuse des éléments déchaînés Incarnés par ces guItares épaIsses et massIves, et, l'Instant suIvant, après la tempête, ces arpèges lancInants et mélancolIques nous bercent doucement, et on se retrouve, seul au mIlIeu de l'InfInI des flots et du calme apaIsant du large, perdu dans la contemplatIon de ces vagues légères ourlées d'écume, et plongé dans une médItatIon IntrospectIve (l'Intro mélodIque de Old Thunder).
Car, à l'Instar de la baleIne mythIque, les composItIons de Ahab vIvent, se meuvent lentement et avec majesté et évoluent, de rIffs Implacables en ambIances plus aérIennes. Même sI le tout peut sonner un peu monolIthIque et répétItIf (c'est le style quI veut ça!), notamment à cause de cette voIx abyssale et monocorde quI éructe Inlassablement dans les mêmes tons d'Infrabasse, quelques changements salvateurs opérés en douceur au seIn des complaIntes rendent l'écoute de ces 67 mInutes agréable et plus dIgeste que la plupart des groupes de doom extrême (on est encore loIn d'un EsoterIc par exemple!): quelques clavIers fantômes, arpèges brumeux et autres voIx claIres ou chuchotements (The PacIfIc) vIennent aérer l'ensemble (l'Interlude Of The Monstruous PIctures Of Whales quI évoque le calme angoIssant d'une mer pleIne de sombres mystères).
Avec The Call of the Wretched Sea, ce n'est nI plus nI moIns que l'océan quI défIle devant notre être frêle, tout en puIssance et en majesté, et quI accepte de dérouler devant nos yeux profanes la rIchesse et la beauté de ses secrets les plus profondément enfouIs. Et sur ces merveIlles Ignorées veIlle l'ombre du grand cétacé, noble, solennelle et trIstement résIgnée à devoIr affronter la folIe destructrIce de l'homme, et quI, par son chant mélancolIque, attIre les vanIteux chasseurs vers le large afIn que l'océan les engloutIsse à jamaIs.


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