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| CD, date de parution : 2007 - Season Of Mist |

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1. Lotus
2. Atmas Heave
3. Moksha
4. Open Close The Book
5. Garuda
6. Dual Alchemy
7. Dime
8. 1316
9. Fade
10. Skinned
11. Mahayana
12. Formless
13. Purification
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Cela fait six ans qu'Aghora nous présentait son très prometteur album éponyme. Depuis,le line-up a été modifié, l'ancienne vocaliste a laissé sa place à Diana Serra et Sean Malone (l'illustre bassiste de Cynic et Gordian Knot) a été remplacé par Alan Goldstein. Reste cependant Sean Reinert (batteur de Cynic, Gordian Knot, Death...). C'est dans cette nouvelle configuration que le groupe nous livre "Formless".
Ce premier véritable album se situe dans la lignée des grands groupes de métal progressif comme Cynic ou Atheist. On y retrouve une musique intelligente, très inspirée et parfaitement mise en place malgré la difficulté technique ambiante.
"Formless" convainc très rapidement. Les parties vocales sont très bien choisies, révélant Serra comme un nouveau talent. Contrairement à leur album éponyme, les effets sont ici utilisés de manière musicale et aérée. On remarquera le nouveau bassiste, maniant la fretless avec agilité, ne décevant pas les nostalgiques de Malone. Comme à son habitude, Sein Reinert nous surprend, enrichit la musique de manière à la fois délicate et dynamique en soulignant les parties de basse/guitare.
Santiago Dobles quant à lui armé de sa 7 cordes joue un rôle charnière dans la musique d'Aghora. En effet, alternant avec perfection les riffs brutaux et syncopés (notamment sur le titre Dime, hommage au sieur Darrell), les parties acoustiques envoutantes (Fade) ainsi que ses interventions inspirées fusion ou heavy.
Une dimension supplémentaire est ajoutée avec des chansons instrumentales comme Garuda, parfaitement interprêtées. On pourrait également parler du titre "Open Close The Book", qui rappelle des ambiances proches de celles de Tool ou encore l'hypnotique "1316", basé sur une structure totalement asymétrique.
A l'écoute de ce chef-d'oeuvre, on découvre des références et des clins à ceux qui ont inspiré les musiciens d'Aghora : une mécanique et une recherche rythmique digne d'un Meshuggah, des guitares à la Jason Becker et une ressemblance certaine avec le culte "Focus" de Cynic.
Les pistes se renouvellent en permanence, les expérimentations mélodiques se suivent sans jamais tourner à la démonstration inutile et on sort de l'immobilité conditionnée par l'écoute de cet album totalement abasourdi telle est la qualité.
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