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| CD paru le 14 Septembre 2004 - The End Records |

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1- Auditorium of Modern Movements
2- Acceleration
3- The Concept of Haste
4- a Song For D. Incorporated
5- The Green Office and the Dark Desk Drawer
6- The Flow At 09:30 am
7- Of Concrete and Glass
8- 90° Angles
9- I No Longer Know If I Am Mad
10- Synthetic, Fabricated, Calculated
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| Chronique |
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Voici l’arrivée d’un nouveau super groupe, année 2005. Age Of Silence, à l’instar d’un Winds ou d’un Arcturus, regroupe la crème de ce que compte la scène norvégienne. Ainsi, on retrouve Lazare (Solefald, Sturmgeist), Winter (Winds) et sans oublier "monsieur je joue sur tous les albums norvégiens" Hellhammer (Mayhem, Winds, Arcturus) ben voyons…
Et là, musicalement, c’est imparable, une multitudes de touches de piano rappelant le magnifique mini de Winds, des claviers spatiaux répandus dignes de Arcturus, des riffs de guitares alambiqués, des solos magnifiques et sans oublier le jeu de Batterie d’Hellhammer, d’une finesse confondante. Plusieurs surprises sont à prévoir à l’écoute de ce disque très metal progressif. Des parties de guitares sèches, mélange entre Winds et Opeth, la voix bizarroïde de Lazare enlève toute la sensualité théâtrale de Garm et de Lars Eric Si, mais remet une densité hystérique (toujours théâtrale néanmoins) proche du titre "The Chaos Path" de la "Masquerade Infernale" d’Arcturus. Mais bon, la voix de Lazare risque d’être l’un des éléments qui en détourneront plus d’un de la galette ici présente (très caricaturale et hermétique à certains moments). Mais LE gros défaut de "Acceleration", d’une durée honorable (45 minutes) est que ce disque est difficilement écoutable en une seule traite. À force de déballer un torrent de technicité imparable, on en perd une partie de l’émotion, ce qui était déjà l’imperfection du dernier album d’Arcturus, bien que là j’ai l’impression que le syndrome soit amplifié.
Tout cela faisant qu’on arrive à la finalité de cette "mode" metal "progressivante" (excusez pour le terme) jouée par des musiciens habitués à des registres extrêmes et que les groupes se répètent inutilement, bien que gardant certains passages proprement magiques (je maintiens que des parties de ce disque sont sublimes), mais, est-ce encore adéquat ?. L’écoute de ce premier album reste donc fortement mitigée malgré l’apport de Lazare instaurant par sa présence, une ambiance plus pessimiste et uniforme que par contre j'apprécie beaucoup. Reste le talent des musiciens se confinant à une façade technique certes très belle et carrée mais trop douce amère, froide où germe un sentiment de trop plein démonstratif.
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