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Liste des groupes Black Mélodique Agathodaimon Phoenix
CD, date de parution : 20 Mars 2009 - Nuclear Blast / Massacre Records
Style: Black Mélodique

NOTE SOM : 17/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Heliopolis 04:36
2. Devil's Deal 04:33
3. Decline 05:33
4. Ground Zero 04:47
5. Ghost of a Soul 04:30
6. Winterchild 05:34
7. Time Is the Fire 04:59
8. To Our Ashes 06:40
9. Amongst the Vultures 03:22
10. Oncoming Storm 06:26
11. Throughout the Fields of Unshaded Grace 05:10
12. Grey Whisper 06:50
Bonustracks (Digipack Release)
13. Alone in the Dark (Death Angel Shadow)
14. Alone in the Dark (Soundtrack Version)
Total playing time 1:03:00

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25 avis 2 16/20
Chronique
17 / 20
    Matai, Lundi 07 Fevrier 2011 parlez-en à vos amis  
Une musique agressive et mélodique, laide et belle à la fois, soignée et délicate

Imaginez-vous dans un endroit sombre et glacial, dans lequel vous vous promenez lentement tout en frissonnant, illuminé par le doux éclat bleuté de la lune. Vous avez franchi l’enceinte d’une forteresse mystérieuse au moment où vous voyez ces deux êtres étranges, ce hideux bouc ailé au cri terrifiant et cette belle musicienne, créant grâce à son harpe des notes si pures et douces.

Pour vous ce ne peut être qu'une simple description de la pochette de l'album, aussi bleue que les précédentes, mais c'est bien plus que cela. A travers ce descriptif, c'est une partie de l'album qui est expliqué. Car les allemands d'Agathodaimon, avec cette cinquième oeuvre nommée "Phoenix", nous offre une musique agressive et mélodieuse, laide et belle à la fois. Officiant dans un black mélodique plutôt romantique, les cinq musiciens intègrent ici plus d'éléments gothiques mais aussi électroniques...

Car il est clair que ce "Phoenix" est plus riche qu'il n'y parait. Rempli de sonorités, d'ambiances particulières et d'éléments insoupçonnables, l'opus se veut encore plus riche au fil des écoutes et réserve bon nombre de surprises. Complexe dans sa composition, mais si simple à écouter, "Phoenix" c'est aussi un mélange gracieux et harmonieux de différents styles, à travers une agressivité impalpable et des mélodies caractéristiques.

Si le black est premièrement reconnaissable notamment aux riffings mais aussi au chant tranchant et à la diction imparable, il est aussi accompagné de sons électroniques par moment ("Heliopolis" ou "Devil's Deal" ou " Decline") et de parties relativement bien gothiques, notamment lors de l'apport de claviers représentatifs, de piano, d'un certain orchestre, de guitares acoustiques aux mélodies mélancoliques, tout comme le chant clair, offert par le guitariste lui-même, posant délicatement sa voix sur ces passages ci. Ce côté gothique renforce donc d'autant plus un certain côté romantique, présent non seulement à travers la pochette, mais aussi les thématiques des paroles (errance, nature, amour, mais aussi ténèbres...).

Toutefois, il est à noter que les différents styles sus-cités sont mis en valeur de façon différente. Même s'ils restent principalement présents dans la majorité des morceaux, il est tout à fait possible de découper l'album en deux parties afin séparer deux blocs pourtant particuliers.
La première part du début jusqu'à "Ghost of a Soul" inclus. On remarquera que ces titres ci sont plus agressifs, sans doute moins gothiques, et s'attachent plus particulièrement aux guitares/riffs, chant black et sonorités électronique. "Heliopolis" est totalement révélateur et est une véritable tuerie. A contrario, "Ghost of a Soul" est une sorte de transition vers la seconde partie, car possédant lui aussi une certaine agressivité accompagné de l'orchestre.

Venons en maintenant au second bloc, allant de "Winterchild" jusqu'à la fin ("Grey Whisper"), où l'accent est porté sur l'aspect gothico-mélodico-romantique de l'album. "Winterchild" en est la principale amorce, les atmosphères sont davantage dominantes, ainsi que le piano, l'orchestre, et cette dualité des vocaux. Si les couplets/refrains se veulent aussi brutaux qu'au début, ils sont encore plus mélodiques, si bien que les harmonies guitares/piano/voix sont facilement retenables ("Time Is the Fire" et le très beau "Winterchid"). Mais là où ça devient intéressant, c'est lorsque les breaks plus doux et délicats prennent le dessus, à l'image de cette musicienne, face à ce bouc hideux et ingrat. Les guitares acoustiques prennent place, avec ce timbre si particulier, ces mélodies si froides, sombres et tristes, paradées d'un chant clair tout aussi triste, simple mais efficace. Et cet orchestre, pas grandiloquent pour un sous, mais envoûtant au possible, alors que les riffs suivent ces envolées au violon et que les chants black/clair s'alternent. "Oncoming Storm" est l'ultime morceau et le parfait exemple reprenant ces idées là alors que "Grey Whisper", doté aussi de ces éléments, détone par son côté glauque.

Malgré tout cela, cet embriquement d'éléments faisant la complexité de ce "Phoenix", ce bel oiseau couleur flamme, renaissant de ses cendres tel Agathodaimon, renaissant lui même après cinq années d'absence, il est clair que les comparaisons avec les autres albums et les autres groupes de la même tranche sont facilement faisables et c'est là que le bas blesse. Car Agathodaimon se cherche encore, et il est difficile de savoir si le combo a enfin trouvé une identité qui lui est propre.
Primo, "Phoenix" est assez loin du fameux "Blacken the Angel", l'opus ayant révélé le quintette. On ne retrouve pas cette atmosphère bien noire et particulière de cette oeuvre relevant le côté dark et ambient des compositions. Idem pour "Chapter III" qui se remarquait par ses côtés davantage expérimentaux et symphoniques.
Deuxio, Agathodaimon souffre de ses ressemblances avec des groupes majeurs de la scène black mélodie/gothic/symphonique. Celles avec Dimmu Borgir avaient été évidentes avec la sortie de "Chapter III" ou même "Serpent's Embrace". Mais avec ce "Phoenix", il est clair qu'on pourrait ajouter à la liste Graveworm ou même Catamenia. D'un côté pour l'aspect gothico/symphonique, de l'autre, pour l'aspect mélodique, guerrier et véloce de certains morceaux à la manière de "Throughout the Fields of Unshaded Grace".

Finalement, "Phoenix" se veut être un album délicat et très soigné, marqué par bon nombres d'aspects et une pochette totalement révélatrice. La production lisse signée Nuclear Blast peut rebuter les puristes, mais elle n'en reste pas moins un élément important afin d'apprécier entièrement l'oeuvre qui vous est offert ici, une oeuvre toute en finesse, malgré une agressivité qu'il ne faut pas oublier. La longueur, quant à elle, pourrait en amener certains à se lasser au fil des morceaux, si toutefois ils n'auraient pas accroché à l'essence même de l'album...




9 Commentaires
Chronique
17 / 20
    metalpsychokiller, Samedi 24 Janvier 2015 parlez-en à vos amis  
Au final, l’univers mélodique délivré s’avère plus que crédible et véritablement agréable

Agathodaimon est donc de retour. Après cinq années de silence radio, vous auriez pu penser tout comme je l’ai fait que le combo avait splitté et était passé à la trappe dans une jungle black métaleuse impitoyable. En fait que nenni, les allemands de Mayence ayant juste vu leur line up subir quelques convulsions entrainant le départ de deux des membres fondateurs, ce qui est somme toutes assez habituel chez eux, mais suffisant pour nous tenter le coup de la résurrection et nous asséner ce Phœnix . Les teutons de Rhénanie-Palatinat renaissent ils réellement de leurs cendres tel le symbolisme de la créature mystique choisie, ou n’est ce qu’un effet d’annonce dans le but de nous accrocher ? Tout dépend.

Sans revenir trop profondément sur la discographie passée, on ne peut cependant taire le fait que le groupe a toujours craché le feu et la glace, le bon et le quelconque. En fait, à chaque ponte moyenne, comme le « Higher Art of Rebellion » en 1999 et le dernier « Serpent’s Embrace » de 2004 –au fameux clip fashion sex ringard- ont succédé des opus très réussis tels le « Blacken the Angel » inaugural de 1998 ou plus encore le « Chapter III » de 2001. Ce dernier album, leur meilleur à ce jour, décelant des petits bijoux comme un marquant « Soldier Spirit ». Si l’on parie sur l’alternance, on peut donc en déduire que ce « Phœnix » devrait être moyen, contrairement au cover black/gothique plutôt réussi et à un passage gratifiant de Nuclear Blast –leur label historique- à Massacre Records. Ces derniers comme le dit si bien MrFredo666 de la SOIL rédac n’ayant pas pour habitude de signer des « nanars ».

Alors changement profond ou révolution, et fi du black métal mélodique nuancé sympho ayant conféré une certaine notoriété à Agathodaimon ? Disons plutôt évolution et enrichissement de l’alchimie délivrée par l’adjonction de divers éléments assurant une once d’originalité et de diversité. La trame de ce Scud reste le black sympho, mais une certaine tendance à dériver vers le gothique se fait plus que sous jacente. « Oncoming Storm » ou « Devil’s deal » sont à ce titre très explicites, et les grandes plages claviers alternant par exemple avec des voix moulinées au voice coder assez nouvelles et surprenantes pour le sextet deutsch. En outre, on flirte même parfois quasiment avec le progressiste –malheureusement pas le progressif- sur des plages comme « Grey whisper » et « To our Ashes », l’impression étant renforcé par le chant clair et foncièrement appréciable du guitariste Martin « Sathonys » Wickler répliquant au criard bruleur d’églises Chris « Ashtrael » Bonner (plus en latin comme jadis, ouf !!!). Un panel d’influences restitué par tous les pores musicaux du combo, assénant aussi bien des guitares acoustiques que des volutes organiques créant des atmosphères délétères et romantiques ou nostalgiques, des arrangements orchestraux discrets et des vagues de piano… Cela peut sonner parfois même résolument Pagan comme un « Winterchild » qui aurait put être composé par Elivagar et Helfahrt. Mais le plus sidérant reste le ressac polyrythmique alors que les tempos sont exclusivement middle.

Beauté emphatique de la symbiose entre mélodies et atmosphères, et unicité de la recette délivrée sont sans conteste des atouts majeurs pour Agathodaimon ; mais la facette rageuse n’en reste pas moins le maitre mot. Un « Ghost of a soul » de feu, syncopé et gavé de testostérones à « donf » ; des « Ground Zero » et « Decline » du même acabit ; un « Heliopolis » inaugural appelé à devenir un single et à la dualité soli claviers/guitares de très haut vol. On peut dire que la première partie de cette galette, est une sacrée déferlante, une véritable tuerie ; peut être juste un peu trop calibrée et alésée, avant une seconde partie d’opus plus …Eclectique et canalisée. Et ce malgré un true black ravageur “Throughout The Fields of Unshaded Grace”, véritable brulot ou vous feriez bien de ne pas vous fier à l’intro.

Au final, l’univers mélodique délivré s’avère plus que crédible et véritablement agréable. La renaissance suggérée par le Phœnix est un peu usurpée dans la mesure où les ingrédients issus de la genèse du band sont toujours présents ; mais il est clair que l’évolution est réelle. Ne serait ce que par l’adjonction un peu « touche à tout » de coups de pinceaux issus d’autres genres métal, et visant à magnifier une toile de maitre. A découvrir quoiqu’il en soit, autant pour les blackeux pur et durs, que pour ceux appréciant modérément ce genre.

Petite précision pour finir. Si vous vous décidez à l’achat (intelligent !!!) de cet album, optez pour la version « Limited Edition ». Vous profiterez ainsi de deux versions d’un « Alone In The Dark » énorme et dont on ne peut que se demander pourquoi il ne figure pas sur l’édition normale…




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