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| CD paru en2006 - The End Records |

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1. Limbs
2. Falling Snow
3. This White Mountain on Which You Will Die
4. Fire Above, Ice Below
5. Not Unlike the Waves
6. Our Fortress Is Burning… I
7. Our Fortress Is Burning… II - Bloodbirds
8. Our Fortress Is Burning… III - The Grain |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Quand on arrive sur la page d'Agalloch, on est d'abord choqué de voir que aucun de leur album n'est chroniqué, surtout connaissant le succès qu'ils ont sur la scène metal, succès acquis par l'originalité de leur musique.
Sur cet album, la différence par rapport a "The Mantle", opus ratissant large de part ses influences doom/black/folk voir une teinte de dark, est qu'il utilise moins ces effets folkloriques, ces instruments qui étaient dans l'esprit de "The Mantle" mais qui auraient paru de trop dans "Ashes Against the Grain".
Là, le chant est un poil plus présent et plus varié, comme nous le voyons sur le titre "not unlike the waves" où le chanteur passe par trois styles différents, de la voix claire a un chant black et à des petits hurlements.
Mais l'album reste du agalloch. Le son de la guitare, les bruitages (comme le vent qu'on entend souffler dans les arbres), le son sec de la caisse claire (un peu plus pointu dans cet album) mais surtout LE timbre de voix qu'on reconnait entre mille... Une vois un peu nasale sur le chant clair et un chant black doux, qui nous promène, on a vraiment l'impression d'être dans une forêt enneigée.
Mettons de côté les chansons qui sont chacune de petites bombes en puissance pour se concentrer sur le titre en trois parties, "Our fortress is burning..." titre qu'il faut écouter d'une traite pour en ressentir la force.
on commence donc par "Our fortress is burning... I" assez simple, un peu démarqué du reste de l'album, avec une outro un poil sombre pour en arriver à "Our fortress is burning... II Bloodbirds"
ALORS LA, ATTENTION, ce morceau est un pur chef d'œuvre, vous risquez tout simplement d'écouter un morceau qui peux vous marquer a vie, c'est pour moi le summum de l'art d'agalloch, c'est une pièce qui me semble inégalable et inégalée. La preuve est que jusqu'à ce jour, je n'ai entendu aucun commentaire négatif sur ce titre. Seulement là, il faut l'écouter pour le comprendre, je ne pourrais pas l'expliquer plus clairement(vous ne verrez pas passer les 6 minutes de la musique).
Puis, on arrive à "Our fortress is burning... III The grain", titre qui reprend le thème du premier chapitre tout en étant assez expérimental. C'est pour moi une musique intéressante, car elle me fait comprendre leur démarche quant à la création du groupe "Nothing" dont 3 de leurs membres viennent d'agalloch.
En résumé, un album de qualité, original, mais avec la touche d'agalloch en plus qui leur permet de ne pas être dans un niveau de moyenne gamme et qui leur permet d'améliorer leur réputation déjà solide, après celle qu'ils avaient acquise avec le fabuleux "The Mantle"
3 commentaires |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Ashes Against the Grain.
C’est sous ce nom adapté à l’identité Doom/Dark Metal de la formation de Portland que nous revient Agalloch pour son dernier album, sorti le 8 août 2006 sous le label The End Records. Depuis, le groupe a également fourni à une fan-base avide un magnifique EP, sobrement intitulé « The White » en complément et suite logique du précédent, « The Grey ». Il s’est d’ailleurs arraché sur eBay à des prix parfois exorbitants.
Revenons tout d’abord sur l’univers singulier de ce quatuor, tour à tour classé sous la bannière du Dark, Doom ou encore du Folk Metal, et caractérisé par des sonorités toujours fortement teintées de mélancolie, le tout enrobé d’une ambiance résolument torturée. Les parties saturées sont souvent émaillées de mélodies aux accents médiévaux à la guitare sèche, une alternance qui se retrouve dans le chant, qui oscille entre râles, grondements et voix claire (quand les paroles ne sont pas simplement chuchotées).
La symbolique du groupe s’inspire fortement de la désolation hivernale et de la nature, sous la forme sinistre qu’elle revêt au cœur du froid. Le nom « Agalloch » provient d’ailleurs de la dénomination latine d’un bois résineux, le bois d’Agar (qui sert notamment au tantrisme et constitue le bois d’encens le plus raffiné, le plus pur valant plus cher que son poids en or pour l’anecdote). N’ayant jamais été un groupe de scène et clamant ouvertement préférer l’écriture en studio, les ambiances dépeintes dans de nombreux morceaux étant souvent moins prenantes en live, il convient donc de profiter de chaque titre comme il est et d’en apprécier toute la subtilité à la lueur d’un morne feu de camp, au milieu d’une clairière recouverte de neige immaculée (vous aurez saisi l’esprit).
C’est entouré de cette aura mystique, toujours magnifiquement entretenue et appréciée des fans, qu’Agalloch propose son troisième album au sens propre du terme, après "The Mantle" en 2002. Ce qui saute aux oreilles à la première écoute, c’est le changement relatif du son comparé à ce dernier, qui mettait l’accent sur les guitares acoustiques là où "Ashes Against the Grain" installe des sonorités plus saturées. L’orientation légèrement plus Metal ne renie pas pour autant les riffs de sèche sobrement intercalés entre deux plages de lead guitar laconique, accompagnée des râles caractéristiques de John Haughm au chant.
L’intro planante de "Limbs" ouvre sur une guitare saturée, lourde et lancinante, accompagnée d’un double lead au clavier et guitare (le premier s’estompant par la suite, mais on le retrouve plus loin), menant ensuite à une partie acoustique tout à fait dans le ton du groupe. L’atmosphère est immédiatement posée lorsque John entame le couplet d’une voix torturée, avant un break total à la sèche qui débouche sur les plaintes finales d’un titre définitivement puissant. "Falling Snow" suit directement sur un schéma similaire, nourrissant l’identité plus énergique de l’album par rapport à son prédécesseur, et on en est déjà à quasiment 20 minutes d’écoute. Après un interlude conceptuel pavé de sensations de vide et de sons atmosphériques, les deux titres suivants respectent la trame plus rapide et saturée, entrecoupée de parties acoustiques de l’ensemble, sans jamais se départir d’une originalité affirmée et d’une grande richesse musicale.
On apprécie ou non, mais Agalloch possède un son unique qu’il ne trahit pas une seconde, sans pour autant refuser d’expérimenter, comme le prouvent les trois titres qui viennent conclure l’album, une fresque sinistrement nommée « Our Fortress is Burning » et s’étalant sur cinq, six puis sept minutes. Après une introduction Folk résolument dark medieval, le second chapitre, intitulé Bloodbirds, propose une atmosphère saisissante de sobriété et de complexité à la fois, de désolation suggérée, trahissant un talent artistique indéniable. Le chant rageur de John Haughm, venant conclure le morceau, parvient à transmettre une souffrance presque agonisante. Pas de doute, ça vient des tripes, et c’est exactement là où ça prend l’auditeur. Le dernier chapitre est entièrement expérimental et ne compte que des sonorités grésillantes et lancinantes, pour un final difficilement accessible mais parvenant encore une fois avec brio à instaurer une atmosphère unique.
A noter un bonus track de 19 minutes sur l’édition limitée vinyle (1000 exemplaires), ajoutant une suite au trio de musiques clôturant l’album : « Scars of the Shattered Sky (Our Fortress Has Burned to the Ground) ». Quand Agalloch inclut un titre additionnel, ils ne font pas les choses à moitié.
Alors, quel verdict pour cette troisième réalisation studio du groupe américain ?
Vous l’aurez compris, ne serait-ce que du côté de mon avis biaisé de fan, l’enthousiasme est de mise. Sur un plan plus objectif (en espérant y parvenir), Agalloch est une singularité musicale assumée, mais pourtant saisissable et appréciable par n’importe quel fan de Metal sensible à tout excellent travail musical de recherche et d’ambiance. Oui, la désolation est portée en étendard durant toute la durée de l’album, mais cela ne signifie absolument pas qu’il faut être dépressif ou suicidaire pour aimer (il est toutefois déconseillé de l’être avant d’y exposer ses oreilles, haha). La relative inaccessibilité du groupe éclate en mille morceaux à partir du moment où l’on parvient à entrer dans son atmosphère particulière, ce que je conseillerais à tout amateur de Metal n’étant pas borné aux riffs violents ou aux grondements inhumains. Etant fan de Death Metal Progressif notamment, je trouve chez Agalloch une expérience musicale tout à fait différente de mes écoutes habituelles, et pourtant tout aussi appréciable. Du grand Art, qui mérite à mon avis une écoute impérative (même par simple curiosité).
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“Tip the cup, feed the fire.” (Agalloch, The Mantle, A Desolation Song)
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