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| 1998 - Hammerheart Records |

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1. There's no Wine Like the Blood's Crimson 13.02
2. As I March 6.24
3. Warrior of the Crescent Moon 9.23
4. Blodsverging 6.21
5. When the Crow's Shadow Falls 7.59
6. Ild Dans 8.12
7. … And so the Night Became 6.17
8. Fyrndeheimen 6.00
Total playing time 63.40 |
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| Chronique |
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On est en 1998, la scène norvégienne est à son apogée, des groupes nous viennent de la terre des vikings, débordant de cet héritage musical médiéval et armés d'un talon et d'une inspiration artistique hors du commun. Aeternus fait partie de ces petits groupes auquels des formations légendaires font de l'ombre, néanmoins, la bande à Ares a bien des atouts à faire valoir.
...And So The Night Became est la deuxième offrande d'Aeternus, un album qui continue sur la voie tracée par son prédécesseur, proposant un Black/Death aux ambiances encore plus sombres mêlées à d'excellents passages mélodiques.
Le passage introductif annonce déjà la couleur, le clavier atmosphérique s'allie à la voie terrifiante d'Ares pour installer une ambiance aussi froide qu'une nuit d'hiver nordique, une atmosphère qui dégage une odeur de sang, de cadavres mutilés...les tambours prennent alors le relais pour assurer la transition vers « There's No Wine Like The Bloods Crimson », un premier morceau plutôt moyen, mais ce n'est que partie remise car une fois entrés dans l'ambiance, les norvégiens nous servent leur Black/Death généreux, chargé de phrases mélodiques captivantes. « As I March », médiéval à souhait, alterne passages lents et rapides, oscillant entre une touche viking à la Amon Amarth et un celtique qu'Ares maîtrise à la perfection, traçant ainsi la tendance que les morceaux qui suivent adopteront, chacun à sa manière. L'inspiration allant crescendo et Aeternus accouche de « Warrior Of The Crescent Moon »; d’emblée ce morceau retient l’attention avec son arpège à la guitare classique. Du grand art ! Passages mélodiques et riffs Death accompagneront la voix ténébreuse d’Ares avant de laisser le soin d’une conclusion raffinée au clavier atmosphérique. « Bloodsverging » prend ensuite le relais. Sans nous réserver de surprises, il arrive aisément à accrocher nos oreilles, nous enfonçant encore dans l’ambiance pendant que se prépare un nouveau coup de génie !
« When The Crows Shadow Falls » se profile à l’horizon et les guitares -classique et électrique- jaillissent comme une lumière, pour nous offrir un moment de joie et de répit dont la magnificence devait rendre superflue l’évocation de ce qui allait suivre, sauf que « Ild Dans » est là pour nous faire changer d’avis et il y parvient ! Arpèges, solos, passages en voix claire « Ild Dans » sait mettre tous les atouts de son côté pour se procurer sans contestation possible le titre de meilleur morceau de l’album et rendre la tâche difficile au morceau éponyme...« And So The Night Became » qui est à ranger aux côtés de « Bloodsverging ».
Pour clore cette merveille, les norvégiens se débarrassent de leurs guitares, basse et batterie pour nous proposer, au bord des vagues nordiques, « Fyrndeheimen », une balade jouée aux instruments traditionnels et qui témoigne de leur attachement à l’héritage celtique…
Le génie musical d’Aeternus a le mérite de stimuler nos sentiments les plus profonds, de libérer nos émotions les plus vives, dessinant un tableau somptueux dont la splendeur est l’expression d’une véritable sensibilité artistique.
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