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| Aout 1982 - Columbia Records |

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1. Jailbait
2. Lightning Strikes
3. Bitch's Brew
4. Bolivian Ragamuffin
5. Cry Me a River
6. Prelude to Joanie
7. Joanie's Butterfly
8. Rock in a Hard Place (Cheshire Cat)
9. Jig Is Up
10. Push Comes to Shove
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| Chronique |
 12 / 20 |
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1982, et nous voilà déjà avec le 7ème rejeton des Toxic Twins et de leur bande, j'ai nommé le mal aimé "Rock in a Hard Place". Sauf que l'un des deux "Toxics" du groupe a justement quitté le navire, il s'agit évidemment de Joe Perry le guitariste soliste du groupe. Le principal "riffeur" du groupe a en effet jeté l'éponge, ne supportant plus les excès de dope de Tyler, pour mener sa propre barque dans son projet solo.
C'est donc Jimmy crespo qui le remplace et qui assurera la tournée suivante.
Après avoir remis les choses dans leurs contextes, que retenir de cette galette ?
Nous voilà donc dans la face caché d'Aerosmith si je puis dire... Rock in a Hard Place se dessine en effet comme l'album le plus sombre du groupe, ça commence direct par le groove endiablé de "Jailbait", on sent une volonté du groupe de laisser de côté les ballades mielleuses qui jonchent leur début de carrière.
Alors voilà, ça riff sévère, les breaks sont entrainants, le chant de Tyler se fait dans la douleur (à l'opposé de ce qu'on trouve dans le heavy metal de l'époque, bien que cette album reste dans la lignée d'un album de hard-Rock).
On sent que Steven Tyler transpire la came dans sa manière désabusé de placer son chant pendant que Crespo tiraille sa guitare pour la faire "larsener" dans tout les sens (cf: jailbait).
Cette album montre un autre visage du quintette bostonien, des riffs décidément plus lourds, des grooves ternaires laissant penser à du blues sous amphètes...
Des tempos rarement sous le médium, à l'exception, et j'y arrive, du sublime "Cry me A River", standard du répertoire Jazz, vous m'en verrez désolé de ne pas connaitre le compositeur original. Bref, un morceau qui sent la clope moisi mais très ambiancé pour du Aerosmith et qui colle parfaitement au chant éraillé de Tyler.
On notera aussi l'étrange intro de morceau "prelude to Joanie", avec des arrangements de voix bien flippants instaurant un climat assez lourd et utilisant des effets "voicoder" qui seront largement ré-exploités plusieurs années plus tard par des combos plus électro à la Daft Punk.
Ce morceau débouche sur "Joanie's Butterfly", titre débutant toujours sur une mélodie assez mystique où les guitares acoustiques font leur apparitions, laissant place à des breaks plus rock'n'roll (où l'on reconnait la touche Aerosmith avec plaisir).
Cet album est finalement assez varié, une pensée pour la lourde rythmique de "ligthning strikes" tranchant bien avec la folie démesuré de "Jailbait". Et comment oublier le pur moment de blues offert par le dernier titre "Push to Show", où l'on peut à nouveau profiter des talents d'harmoniciste de Steven Tyler. Une bonne ambiance de bar saloon qui nous plongerait directement dans un bon vieux western spaghetti, où je m'imaginerais bien une bonne vieille baston avec Terence Hill et Bud Spencer contre une armée de cow boys verreux.
Voilà, pour finir, je dirais un album trop souvent sous-estimé dans la carrière du groupe (certainement dû à l'absence de Joe Perry). Il présente un visage pesant et ésotérique sans pour autant oublier ses racines blues, un album qui a pourtant sa place dans la discograhpie d'Aerosmith. D'ailleurs, Tyler l'a toujours dit, il a écrit ses meilleurs titres quand il était dans la came jusqu'aux yeux.
Je laisse les auditeurs juger, en espérant qu'ils ne fassent pas l'impasse sur ce disque trop méconnu mais pourtant attachant...
8 commentaires |
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