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Liste des groupes Power Symphonique Adagio (FRA) Sanctus Ignis
CD, date de parution : 08 Mai 2001 - Nothing To Say (NTS)

NOTE SOM : 15/20
Toutes les notes : 17/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Second Sight 06:07
2. The Inner Road 05:45
3. In Nomine… 05:04
4. The Strigless Violin 07:00
5. Seven Lands of Sin 11:40
6. Order of Enlil 04:19
7. Sanctus Ignis 04:07
8. Panem et Circences 05:21
9. Immigrant Song (Led Zeppelin Cover) 04:55
Total playing time 54:18

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48 avis 2 17/20
Chronique
18 / 20
    AkerfeldtOpeth, Vendredi 27 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
"La musique, c'est l'art d'organiser les sons entre eux de manière cohérente".

L’histoire d’Adagio commence en 1996, lorsque son fondateur Stephan Forte présente une démo qui s’apparente au genre néoclassique avec 3 titres, et qui sonne les prémices pour le jeune guitariste pétri de talent, à de nouvelles ambitions. C’est alors qu’en 2001, il décide de fonder Adagio, un groupe de Metal Neoclassique à tendances progressives, avec une forte connotation pour le Metal Symphonique et le classique contemporain. Étonnamment, la magie opère, cette alternance Metal/musique classique fait des merveilles. En effet la prépondérance des passages au piano ou à la flute apporte à la musique d’Adagio un charme indéniable. Cette approche du Metal Néoclassique, restera la marque de fabrique du groupe tout au long de sa carrière, même si "Dominate" se veut moins progressif et "Archangel in black" plus sombre.

Le line-up affiche du beau monde avec Anderson (Majestic), Bruinenberg (Elegy), et le chanteur David Readman (Pink Cream 69), qui manifeste beaucoup d’aisance au chant, et son timbre colle parfaitement à la vision et à l’univers singulier d’Adagio entrepris par Stephan , c’est-à-dire à l’introduction d’éléments rattachés aux genre classique et baroque voire Contemporain dans le metal. Il faut rappeler que Pink 69 est un groupe de Hard Rock et la transition pour Readman n’était pas gagnée d’avance, mais celui-ci a plusieurs cordes à son arc, et parvient à trouver le ton adéquat, afin d’apporter sa pierre à l’édifice "Sanctus Ignis". Quant à Stephan, il offre une prestation remarquable, qui sublime ce premier volet, le natif de Montpellier qui a 23 ans en 2001, arbore une maturité étonnante, et est capable d’exercer toutes sortes de soli de guitare complexes (sweping,legato, aller-retours…).

Musicalement, cet album est très riche, car Adagio s’évertue à retranscrire un univers particulièrement épique, sombre et savamment orchestré.
Il y a une confrontation ou dualité des passages guitares/claviers, qui contribue à l’intensité de certaines pièces de l’album.
Les sonorités néoclassiques expriment une certaine similitude avec l’album Rising Force de Malmsteen. Stephan a composé avec habilité et justesse, chaque morceau à l’exception de "Imigrant Song", qui est une reprise instrumentale de Led Zeppelin. L’ambiance très soignée, où une multitude d’instruments se croisent, accompagnés de chœurs, apporte une profondeur exaltante.

Parmi les titres de cet album, il est intéressant de revenir sur certains plus en détails.

"Second Sight", qui ouvre le bal de belle manière, est un titre très typé Malmsteenien dans la forme, mais comporte tout de même un final au clavecin. "The Inner Road" est du même acabit que "Second Sight".
"In Nomine…" commence sur un air de Tomaso Albinoni, célèbre compositeur de la période Baroque, et rebondit sur un son metal.
"The Strigless Violin" est une des meilleurs pièces de l’album, et débute avec une intro très gothique, où on s’image facilement la Transylvanie de Dracula, le clavecin suit ensuite, surfant sur une ambiance de châteaux, on se croirait au 17eme siècle à la cour de Versailles. Ce titre est très mélodique avec des soli piano/guitare magnifiques, et David Readman y marie admirablement sa voix, faisant corps avec les musiciens.
"Seven Lands of Sin" commence avec une ambiance sombre et curieuse, David Readman joue sur son côté dramatique et chante en parallèle à une rythmique bien agencée. Au milieu du titre, des sons de cloches retentissent, comme une mise en garde, s’ensuivent ensuite des dualités de guitares/clavier à travers des soli, accentuant la force du titre, et Stephan apporte un côté oriental à la fin de son solo. Readman finit le morceau d’une voix douce avant qu'une voix menaçante ne réplique.
"Order of Enlil" s’autorise une petite incursion orientale, et vient confirmer que Stephan Forte peut jouer sur tous les tableaux possibles. La reprise d'"Imigrant Song" comporte aussi cet aspect oriental, qui se manifeste ici en plein milieu par une ambiance enchantée, caractérisée par des tambours et des violons.

Je considère donc que "Sanctus Ignis" est une œuvre majeure du style metal néoclassique, car derrière cette harmonieuse juxtaposition des instruments, on perçoit une musique éloquente, dont Stephan Forte est l’heureux instigateur, ayant eu l’ingéniosité et l’audace de puiser dans différents courants de musique tout en gardant l’esprit metal afin de placer Adagio et le metal néoclassique dans une autre dimension artistique qui nous enchante.

A noter que la citation inscrite en phrase d'accroche ne vient pas de moi mais d’un anonyme (LAclassique.fr).





3 Commentaires
Commentaire
17 / 20
    Black_Requiem, Mercredi 09 Juin 2004 parlez-en à vos amis  
La scène Metal française peut s’enorgueillir et bomber le torse de posséder des groupes qui ont un réel talent, Adagio en premier. L’entrée en la matière pour Adagio est absolument fantastique puisque Sanctus Ignis marque le début de la carrière du groupe, emmené majestueusement par un passionné de la guitare (Stephan Forté), et quel commencement ! Un album d’une maturité à en faire pâlir les groupes les plus expérimentés, des compositions à la fois fortes et remplies de sentiments, pleines de grâce et de majesté. Compositeur de l’album, Stephan Forté montre, par son écriture, ses influences parmi les compositeurs classiques et contemporains (bien que la quasi totalité de l’album soit orientée vers la musique classique et baroque) et l’utilisation judicieuse d’instruments différents (orgue, hautbois baroque, clavecin, violon, chœur) ajoute une dimension supplémentaire à la musique déjà fort complexe. Grand moment de cet album : le terrible ‘‘In Nomine …’’ et sa partie centrale où la guitare de Stephan répond avec force aux parties de synthé pour une bonne minute d’une somptueuse joute instrumentale. Mais avant tout, je pense sincèrement que Adagio a su apporter une vision différente au Heavy, en particulier au Heavy Speed Mélodique, dominé par les finlandais. En effet, malgré les alternances de parties à la guitare et au clavier, le tout rythmé par la double pédale, la volonté de réussir du groupe et son interprétation, sa musicalité et vivacité lui donnent une longueur d’avance. Non content de faire un premier album aussi excellent, le livret est lui aussi à la hauteur de la musique ! Une couverture magnifique tout comme les images du livret. Ainsi quelle joie pour les oreilles d’entendre une musique aussi fraîche et mature, et quelle prestation des musiciens ! Tout simplement grandiose !




2 Commentaires
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