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Liste des groupes Neo Classique Adagio (FRA) Dominate
CD paru le 16 Decembre 2005 - XIII Bis Records / Limb Music Products
Adagio (FRA) : Dominate, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Fire Forever
2. Arcanas Tenebrae / Dominate
3. Terror Jungle
4. Children of the Dead Lake
5. R'Lyeh the Dead
6. The Darkitecht
7. Kissing the Crow
8. Fame

Bonustrack (Japanese Release)
9. Undying

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possédé par 84 membres Album suivant
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Chronique
16 / 20
    dime777bloodnatt, le Jeudi 04 Mai 2006 parlez-en à vos amis  
Adagio...fleuron du courant Prog/Néo-classique du paysage héxagonal en seulement deux albums(mais quels albums!!!)se devait d'être à la hauteur de son compositeur : le prodigieux Stéphane Forté sur ce troisième Opus.
Dès le premier morceau éponyme de l'album, le ton est donné : puissance, éfficacité et ambiances sombres(on sentait déjà venir le changement de direction dans Underworld avec la collaboration d'Anorexia Nervosa).
Le groupe gagne donc en puissance bien qu'il pêche un tantinet en musicalité par rapport àl'évolution technique constante des deux premières oeuvres. Les refrains sont répétitifs avec des mélodies plus dépouillées et surtout, les parties batterie sont plus simplistes et moins Prog que par le passé(excépté R'lyeh The Dead qui avec ses 8.25 minutes; c'est un Hymne que j'attendrai avec impatience le 29 juin à Paris).
L'entrée en matière est donc explosive mais musicalement peu recherchée(Attention nous parlons tout de même d'un album d'Adagio!?!)sur les trois premiers titres.
A partir de Children Of The Dead Lake, c'est une toute autre affaire avec une structure bien plus complète, des mesures découpées à la serpe(comme je les aimes) et des "swedish duels" guit/clavier incontournable; ceci est également valable pour les titres suivant :
R'lyeh The Dead qui avoine sévère, prouvant qu'Adagio peut mélanger somptuesement métal burné avec des mélodies transportantes sans longueur sur la totalité du titre.
The darkitecht est également superbement construis avec une intro déroutante et une ligne de chant qui place la barre très haut avec le nouveau "gus" brésilien.
Kissing The Crow, petie pause chant/guitare qui casse le rythme éffréné de ce nouvel opus...
On finit sur Fame, et oui surprenant mais pas très utile malgrés des solos batteries intéressant à la fin du morceau.
Le DVD est sympa malgrès un son à désirer sur les prestations live ...Voilà j'ai fini, ce fut éprouvant mais j'éspère que vous viendraient nombreux sur la tournée française!!!
Bonne écoute à tous et à tchao bon dimanche!?! DIME

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Chronique
14 / 20
    Eternalis, le Samedi 13 Decembre 2008 parlez-en à vos amis  
Pourquoi Adagio n’arrive t-il pas a garder ses chanteurs ? Et surtout pourquoi n’arrive t-il pas à en trouver un en France ? Après l’épisode David Readman (Pink Cream 69-allemand), puis Gus Monsanto (brésilien) pour ce Dominate et aujourd’hui Christian Palin (finlandais) pour le "Archangel in Black" à venir, on ne peut pas dire que le combo français montre un visage soudé au niveau des vocalistes (le reste du groupe reste immuable depuis le début !).

Intéressons nous donc à ce "Dominate", seul album avec Gus au chant et voyant l’apparition des vocaux Black de Stephan Forte (guitare). Ce dernier, licencié au M.A.I (Music Academy International) de Nancy, où un certain Patrick Rondat y fait ses cours en tant que professeur, n’a plus rien à prouver d’un point de vue technique, malgré son très jeune âge.
Virtuose, appliqué et faisant preuve d’une grande dextérité, Stephan est sans doute un des meilleurs guitaristes français de la nouvelle génération, mais qu’en est-il du compositeur ?

"Sanctus Ignis" et "Underworld" laissait présager de grandes choses car le metal progressif et orchestral concocté par le jeune surdoué se montrait relativement ambitieux et très technique, mais malheureusement encore un peu froid et clinique. Trop clean pour être réellement sincère.

Mais "Dominate" remet de sérieuses choses en place. Plus sombre, rapide et largement plus violent, le fan de la première heure ne pourra qu’être surpris par les interventions vocales du maestro, hurlant comme un damné de fort bonne manière ma foi, très crue, sans fioritures, même presque trop sommaires par moments. Mais, personnellement, ce côté hargneux et caverneux n’est pas pour me déplaire, car il contraste totalement avec une musique toujours autant de haute voltige techniquement.
Le premier morceau, "Dominate", représente donc la perfection du style voulu par son leader. Une intro légèrement orchestrale (Dimmu Borgir es-tu là ?) puis un déchainement de notes avec un premier "blast beat" et un grognement ténébreux délivrant une rage que nous n’avions encore jamais perçue chez les français. Le son est bon, un peu "roots" (au niveau de la batterie notamment) mais il colle complètement à la musique, nous sommes dans des conditions optimales d’écoute.
Le chant de Gus se fait rapidement entendre, très agréable, mélodique, puissant et à rapprocher d’un certain Olaf Hayer (lorsqu’il chante dans Dionysus), gage de qualité donc.
La puissance et la double sont de rigueur avant que le chant Black ne passe au premier plan sur le break : fabuleux moment où le blast d’Eric Lebailly se mêle aux élucubrations de Stephan pour une osmose parfaite. Un introducteur des plus parfait et une profondeur d’interprétation impressionnante qui nous fait comprendre que l’album sera bon et peut-être même qu’ils tiennent une musique avant-gardiste. Car le mariage de Symphony X et Dimmu Borgir (les deux plus grandes influences) n’est pas aisé autant à produire qu’à accepter, le black n’étant pas particulièrement reconnu pour sa virtuosité de jeu, virtuosité bien présente dans ce premier morceau (quel solo !).

Mais l’opus ne suivra pas la cadence imposée par son titre d’ouverture à ma grande déception. Non pas que le reste soit mauvais, loin de là, mais Adagio retombe dans des schémas usés jusqu’à la corde sur le morceau suivant "Fire Forever". Du speed bien produit, avec de jolis claviers (un peu niais quand même) et un gros refrain mais qui ne produit aucun frisson comparé à son prédécesseur. Gus chante très haut et son niveau technique est lui aussi élevé mais l’absence de nouveauté se retrouve handicapante.
"Terror Jungle" et "Children Of The Dead Lake" alourdissent le ton et assombrissent l’atmosphère. Le premier des ces titres est d’ailleurs parcouru d’arpèges de guitare évoquant légèrement Pink Floyd, et le mariage chant clair/black est merveilleux. "COTDL" est quand à lui bien plus traditionnel, et l’agression semble faire plus figure de gadget que de réelle utilité. Un morceau vide émotionnellement de mon point de vue.

Tout l’inverse de la chanson suivante, "R'Lyeh The Dead" la meilleure et la plus longue (8’25 min), d’une grande noirceur et d’une technicité non seulement maitrisée mais également parfaitement utile, sans que Stephan ou Franck (Hermany-basse) n’en fassent trop. La longue introduction baroque est magnifique et cinématographique (bien que l’on sente qu’il s’agisse de claviers, ça passe plutôt bien) et le riff brisant l’ambiance d’une épaisseur impressionnante. La mélodie arrive rapidement, me rappelant le "Church Of The Machine" de Symphony X ("Twilight in Olympus"), et le duo vocal atteint son essence la plus pure. Les solos sont longs, tortueux et maladifs et Stephan, plus bestial que jamais, se montre plus schizophrénique que jamais tout en proposant des soli quasi-continuels.

"The Darkitecht", malsain et à la mélodie de piano faisant froid dans le dos (très cinématographique encore une fois) est également très sombre et le chant de Gus plus posé n’y est pas forcement à son aise. La cassure instrumentale est superbe et angoissante, digne d’un film d’horreur avec des bruitages et des effets malheureusement saccagés par ce solo de clavier inutile et brisant complètement l’atmosphère développée jusque là.
"Kissing The Crow", long de deux minutes n’est que du pur remplissage tandis que le final n’est autre que la reprise du mythique "Fame" des années 80, mais sans grande réussite, faute à un manque évident de folie exigée pour ce genre d’exercice. Le refrain est si mou que l’on en vient à penser que la version originale à plus de pêche (beurk !). Le seul intérêt se situera autour du très bon solo de Stephan et la fin syncopée mais l’album ne se termine pas de la manière grandiose que nous étions en droit d’attendre à l’écoute du premier morceau.
Encore trop d’habitudes et de stéréotypes viennent parasiter un album qui aurait pu subir un tout autre traitement avec encore plus de prise de risque et d’originalité. Espérons que tous ces éléments seront présent sur "Archangel in Black", prévu pour février prochain.


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2 commentaires
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