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| CD paru en2002 - Musique Et Tradition |

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1. Invocation Of Madness / The Art Of Schizophrenia
2. Planet ZOG - The End
3. A. Rules
4. The Psalmody Of Sub-Humans
5. WW II
6. Wolf Power
7. Delirium Tremens
8. Soldiers Of Wotan
9. The End |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Comment parler de la scène black metal française sans parler de Ad Hominem ? Ce one-man-band, mené par Kaiser Wodhanaz, joue un black metal industriel aux notes froides et haineuses. Jouissives, aussi. Planet Zog – The End n’est que le premier album d’AH (Omnes Ad Unum étant à considérer comme une démo) et pourtant, il contient à lui tout seul la quintessence du genre.
Dans le plus pur style d’Omnes Ad Unum, l’album commence par une petite intro à l’orgue, style requiem. Puis la guitare fait son apparition, pour ne plus nous lâcher de tout l’album, tandis que KW psalmodie en hurlant « They are in my head ! » sur fond de B.A.R. ultra-rythmée… Planet Zog poursuit dans cette veine du début à la fin. KW nous montre ici un monde cru et maîtrisé, où la moindre note est étudiée pour nous y emmener plus profondément. Les riffs de guitare sont particulièrement accrocheurs (il suffit d’entendre une fois le début de « Planet Zog », la chanson éponyme, pour l’avoir en tête toute la journée), avec un son crade mais pas trop bruyant, laissant une belle place à la mélodie. Tantôt martiale, tantôt death-thrash, elle donne un son assez pur qui entraîne l’auditeur dès les premières notes. KW donne quant à lui dans une voix si poussée que son côté humain en est totalement sublimé, ce qui en fait l'écrin idéal pour un BM indus froid et martial. Là-dessous, la production B.A.R. est particulièrement soignée et colle totalement au rythme.
Vous êtes fan de Burzum ? Ca tombe bien, Planet Zog ressemble à la musique de votre groupe fétiche, mais en beaucoup plus rapide. Ici, point de batterie machine à laver, ni de riffs répétés en boucle pendant huit minutes. Par contre, il y a le même côté malsain, extrême, porté à son paroxysme par une musique hypnotique et démente.
Cet aspect négativiste ne donne pourtant pas partout le même résultat. Tandis que Vikernes se complaît dans le dépressif, Kaiser puise plus dans la haine, voire dans une émotion tout simplement si forte qu’elle est au-delà du jugement moral. Détruire avec rage, avec une joie totale, pour tout reconstruire après (ou pas ?), tel est le projet porté aux nues par Planet Zog. La haine projetée ici n’est pas stérile. Elle est synonyme d’émotions fortes (ce qui est déjà quelque chose de positif), et entraîne l’auditeur dans des mélodies rapides et simples, soignées, ultra-jouissives à l’écoute.
Une chose est sûre : le côté politique de l’œuvre prolonge son aspect musical. Trop de groupes de black prêchent le satanisme, le culte de la croix renversée, voire la destruction du monde, dans le simple but d’attirer dans leur giron tous les kévin-14-ans et leur argent. Pour eux, dès qu’il s’agit de mettre en parallèle musique et vision du monde, surtout au niveau politique, il n’y a plus personne. Ce serait dangereux, vous comprenez, et puis Satan & co c’est super cool mais les nazis c’est caca… Une telle vision du monde est totalement hypocrite et reste cantonnée à la facilité. Ad Hominem n’est pas de cette chiffe-là et Planet Zog le montre bien. Politiquement incorrect, extrême aussi bien dans ses mélodies uniques et dans sa musique que dans ses idées, cet album n’est pas à mettre entre toutes les mains ! Le blasphème ultime, de nos jours, est d’être NS. C’est pourquoi le message transmis s’appuie sur cette idéologie-là, non par véritable militantisme politique, mais pour coller à la musique, choquer les moutons et adhérer à l’aspect authentiquement élitiste du black metal. Le BM étant fasciné par tout ce qui a été étiqueté « mauvais », certains vont jusqu’au bout, et KW en fait partie… Il n’y a pas à chercher plus loin. Sauf, évidemment, du point de vue musical. Preuve en est les magnifiques choeurs graves, nous ramenant vers nos vieilles racines païennes, dans « Soldiers of Wotan ».
Jouissif, élitiste, cru et en même temps soigné, tel est Planet Zog – The End. Un album que tout fan de black se doit de connaître pour connaître en même temps sa musique. A moins d’être dépressif, un peu de black méchamment joyeux fait parfois du bien. Un peu d’élitisme aussi. Alors, vous aussi, laissez-vous entraîner jusqu’au bout par cette musique déchaînée dont il faut plusieurs écoutes pour bien tout saisir…
2 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 16 / 20 |
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Ad Hominem, groupe de ns brutal black metal fraçais formé par Kaiser W, sort là son premier album, nommé Planet Zog – The End, tout simplement remarquable grâce à un black metal tout en puissance et ravageur inspiré par le premier Darkthrone (A Blaze in a Northern Sky) comme on aimerai en entendre plus souvent.
C’est une musique totalitaire qui vous transportera dans les recoins les plus lugubres de la Blitzkrieg.
Signé par le label Musique et Tradition, la production tue. Elle est puissante, d’une clarté peu commune pour du black metal où chaque mélodie est retranscrite de façon parfaite.
Musicalement, les riffs de guitares sont formés mélodies sombres, malsaines et surtout très entraînantes qui font penser à une attaque de panzer. La batterie prend des tempos très variés allant du mid tempos lent et lourd au blasts beats les plus furieux. Grâce à celle-ci, on peut passer d’une lourdeur et d’une noirceur accablante à une bestialité et une brutalité extrême. Les vocaux sont très malsains, assez criards un peu à l’image de ceux de Disiplin et c’est ceux qui rend cet album très oppressant.
Textuellement, vous l’aurez sûrement compris, Kaiser W aime à parler de guerre, Blitzkrieg et de son ordre Wolf power.
Bref, c’est un très bon album de black metal à posséder pour tout fan.
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| Mini-Chronique |
 12 / 20 |
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Le premier mot qui me vient à l'esprit lorsque j'écoute ce disque est "martial" !
En effet chacun des éléments composant cet album contribuent à créer une atmosphère malsaine et étouffante au possible, avec des sonorités parfois industrielles " Delirium Tremens". Ceci est principalement dû au son de la boite à rythme qui ajoute du tonus et un véritable aspect synthétique à l'ensemble. Ce qui confère à ce méfait une aura tout à fait particulière, à la fois incisive et déroutante.
Le premier point fort de ce "Planet Zog" est sans aucun doute possible la production! Kaiser W en ce point évite tous les clichés du genre en nous délivrant un premier album dont la production peaufinée et épurée saura faire headbanguer le plus ardu des Death metalleux .
Les vocaux s'accordent parfaitement avec la teneur de cet album, ils sont extrêmement criards et hurlés de manière commanditaire, le tout appuyé par des phrasés d'une conviction remarquable. "Planet ZOG"
Ceci dit il subsiste quelques points noirs qui viennent quelque peu entacher ce disque dont le résultat aurait pu être bien meilleur!
Les riffs sont certes assez puissants et percutants mais il leur manque cette petite touche de génie afin de réellement scotcher l'auditeur sur la durée. L'ensemble est très rentre-dedans mais un tantinet trop simpliste à mon gout. Je préfère pour ma part ces albums plus difficiles à assimiler mais dont on ne peut plus décrocher par la suite. Ce Planet ZOG n'est malheureusement pas de ceux là!
Mais ne boudons pas notre plaisir, ce disque reste largement recommandable pour qui veut se défouler sur fond de Black totalitaire et martial. Pour ma part il demeure une œuvre à ne pas écouter en mode continu sous peine de passer à autre chose !
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