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Liste des groupes Black Indus Aborym Generator
CD paru en2006 - Season Of Mist
Aborym : Generator, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Armageddon
2. Disgust And Rage (Sic Transit Gloria Mundi)
3. A Dog-Eat-Dog World
4. Ruinrama Kolossal S.P.Q.R.
5. Generator
6. Suffer Catalyst
7. Between The Devil And The Deep Blue Sea
8. Man Bites God
9. I Reject!

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Chronique
    Svartolycka, le Lundi 23 Janvier 2006 parlez-en à vos amis  
Le nouvel album d’Aborym est à mettre immédiatement sous le signe du changement. Un changement certes pas colossal compte tenu de la démarche innovatrice du combo italien mais qui risque de surprendre les fans de la première heure. C’est à mesure des écoutes sur ma chaîne du nouvel opus « Generator » que l’on découvre la nouvelle orientation du groupe. Cette orientation est à mettre au profit des changements de line-up et néanmoins à la volonté du groupe de d’avancer sur le fil du rasoir.

Tout d’abord, Attila Csihar n’est plus au poste de chanteur (apparaissant néanmoins en guest), laissant sa place au dénommé Prime Evil, qui n’a cependant rien à envier à son prédécesseur. Le plus gros changement vient de Bard G. Eithun, autrement dit Faust, empoignant les baguettes sur cet album. Conséquence directe : « Generator » est l’album le moins électronique d’Aborym, la batterie étant fortement mise en avant sur le disque. On retiendra que la violence du groupe se fait plus frontale, éclatant d’autant plus qu’elle a amené par des samples techno-ambiants angoissants et viscéraux. Cette violence plus palpable contrecarre un décalage davantage symphonique qui cependant ne se fait pas « Pouet-pouet-cul-cul-la-praline-à-la-mord-moi-le-nœud » soulignant tout simplement les ambiances iconoclastes de « Generator » sans que cela devienne pompeux.
Prenant appui sur des phrases de Charles Manson, utilisant au mieux les chants religieux tels des chœurs macabres et synthétiques, judicieusement placés dans la structure de l’album, Aborym se fait à la fois plus intense et ne se perd pas dans un trop plein de disgressions (ce que l’on pouvait regretter sur « With No Human Intervention »). Se permettant des changements de tempo surprenants et atmosphériques qui ne font que mieux appuyer le nihilisme du groupe Italien, Aborym trouve ici une nouvelle résonance, peut-être plus organique (guitares et batterie mises en avant) ce qui n’empêche cependant pas à « Generator » de trouver ses marques d’apocalypse à venir
(la pochette renvoyant à l’usine du film « Metropolis » de Fritz Lang, elle même comparée à Moloch dévorant les êtres humains).
Et même si ce disque nécessite plus d’écoutes au préalable pour saisir pleinement son orientation, le nouvel album d’Aborym navigue entre déflagration plus tangible et frontale avec des atmosphères moins « voyantes » qui explosent sur des perles comme l’excellent « Man Bites Dog ».
Il ne faut pas s’y tromper, si « Generator » emprunte une construction plus linéaire et par là plus classique (introduction indus, absence de titres intégralement techno indus, durée plus souple, impact plus direct), il le compense par des titres bizarrement plus subtils (!), plus accrocheurs gardant néanmoins l’empreinte originelle d’Aborym, décadente. Ce changement peut se comparer au dernier album de Void of Silence où, là aussi, la structure musicale fut un tantinet bouleversée.

Mais bon, assez tergiversé, « Generator » est une pièce surprenante, si ça se trouve le meilleur album d’Aborym avec « Fire Walk With Us », un disque misanthrope, dégénéré … La première claque de l’année !!


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