1. Dimensions of Mammon Enshroud 2. Cascading Carmage 3. Necrosexual Thrust 4. Intoxicated with Satanic Hate 5. Black Flames of Expulsion 6. Scourge Immortalised 7. Nuctemeron Descent 8. Hymn to Baphomet 9. The Ultimate Ordinance of Obliteration
Troisième volet des aventures de ABOMINATOR au pays des kangourous, « Nuctemeron Descent », paru en 2003, est une grande leçon de "comment faire du sur place". Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, ABOMINATOR, groupe australien, est un digne (?) représentant de ce qu’il est convenu d’appeler le war métal.
Bon, je vous l’avoue, j’ai manqué le deuxième opus du groupe, mais je ne suis pas certain que ce soit une grande perte pour mes oreilles. Non pas que leur musique soit absolument nulle, mais je ressens avec ABOMINATOR la profonde impression d’écouter en permanence le même morceau. Leur premier album possédait un certain charme, une fraîcheur et une énergie qui rendait l’album largement écoutable. Cette troisième galette bourrine à fond, les riffs sont hyper speed, les blasts partent dans tous les sens, mais ça s’arrête là. Plus de passages lourds oppressants, plus de bons riffs légèrement thrash, juste du gros death/black bien bœuf et au final sans personnalité. C’est bien exécuté, professionnel, mais tellement fade ! Si vous avez une grosse colère et que vous voulez vous broyer les neurones sur la musique la plus primaire et simpliste possible, choisissez un morceau, par exemple "Black Flames Of Repultion", ça fera largement l’affaire !
La pochette de l’album résume à elle seule la haute teneur musicale et intellectuelle de l’album : des démons, des flammes, un pentacle et une magnifique cartouchière. Vous avez le droit de rire. Je vous signale par ailleurs que depuis leur premier opus, le bassiste / chanteur a mis les voiles et qu’il est remplacé par un hurleur (Max Krieg) au style quasi identique et un bassiste ( Valak Exhumer) qui fait de la figuration. Vous vous en foutez ? Moi aussi !
Cet album n’est ni bon, ni complètement nul, juste insignifiant et inutile. Ca fait belle lurette que les records de vitesse les plus fous ont été atteints, l’imagerie satanique en carton-pâte n’impressionne plus grand-monde, il faut autre chose que ces deux artifices pour créer un bon album. Quelqu’un pourrait l’expliquer à ABOMINATOR ? Pour la santé de nos tympans…