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Alternative Rock Metal 30 Seconds To Mars 30 Second to Mars
CD paru le 13 Aout 2002 - Immortal Records (USA)
30 Seconds To Mars : 30 Second to Mars, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 14/20
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Tracklist
1. Capricorn (a Brand New Name)
2. Edge of the Earth
3. Fallen
4. Oblivion
5. Buddha for Mary
6. Echelon
7. Welcome to the Universe
8. Mission
9. The End of the Beginning
10. 93 Million Miles
11. Year Zero

Bonustrack
12. The Struggle

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1,64 €
Chronique
16 / 20
    NobodX, le Vendredi 04 Janvier 2008 parlez-en à vos amis  
Premier album de la bande des frères Leto, 30STM va mettre le groupe sur orbite en moins de deux. Très peu peuvent en effet se targuer d'avoir rencontré autant de succès dès le début. Est-ce grâce à la gueule d'ange de l'ultra-charismatique frontman et à son succès en matière cinémato? De toute manière le moins que l'on puisse dire est que l'opus éponyme tient la route musicalement. Et c'est vraiment le moins...

Une atmosphère spatiale présente du début à la fin de l'album, des morceaux aux mélodies de grande qualité, des paroles non moins recherchées, tout ceci mêlé à des guitares saturées, des rythmiques accrocheuses, et des gueulantes pas désagréables par ci par là font de l'écoute de l'album un bon mélange d'émotion et de headbang.

Difficile par conséquent d'attribuer un style de métal définitif et inamovible à 30STM (d'autant plus que l'album suivant marquera déjà une évolution musicale plus ou moins inattendue). Des morceaux tels que "Capricorn", "Edge of the Earth" ou encore "The mission" et leurs structures assez directes se distinguent d'autres pistes à ossatures plus complexe, plus novatrices mais non moins réussies comme "Buddha for Mary" (ma préferée), "Fallen", "93 million miles"...

Avec un premier album qui s'impose donc comme une réussite sans tomber dans la facilité, 30STM décole et entame son voyage vers la planète rouge. Et si A Beautiful Lie mettra en évidence par sa qualité les quelques indices de manque de maturité du groupe, l'opus n'en demeure pas moins une petite bombe

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1 commentaire
Chronique
18 / 20
    Eternalis, le Samedi 17 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Caprice de star. Volonté hypocrite et pédante de montrer de quoi l’on est capable. Narcissisme exacerbé d’un jeune acteur au talent immense voulant amener à lui une meute d’adolescent(e)s.
Ces critiques, négatives et agressives, reflètent largement le sentiment qui a parcouru le monde de la musique lors de l’annonce du projet musical de Jared Leto, acteur emblématique de Fight Club et de l’incroyable Requiem for a Dream, véritable uppercut cinématographique.
Sous le patronyme étrange et mystérieux de 30 Seconds to Mars, Jared Leto et son frère Shannon, se sont lancé un défi. Il était dès lors facile d’imaginer le résultat, œuvre commerciale et facile, dans l’unique but d’une aisance financière encore plus grande.

Mal nous en a pris. Les influences avouées pour Tool, Deftones ou Radiohead auront mis la puce à l’oreille à quelques auditeurs ne se sentant initialement pas visé par le projet de Leto.
Et l’impact fut énorme, la claque aussi impressionnante qu’inattendu, et le talent du jeune homme bien plus immense que tout ce à quoi nous pouvions nous imaginer.
Car ce Jared, vocaliste, guitariste, bassiste, claviériste et unique compositeur, venait de composer ce qui allait s’imposer comme l’une des pierres angulaires d’un post rock alternatif, sombre et spatial unique et presque novateur.

Si la pochette semble anecdotique, l’absence des textes confirmera une certaine volonté d’imposer une éthique propre au groupe.
Mélancolique, sombre et électronique, souvent torturé, la musique de 30 Seconds to Mars sur ce premier opus s’envole vers des cieux déjà indétrônables. Le chant, suave mais à fleur de peau, presque au bord du gouffre mais parfois léger, de Jared transporte un auditeur complètement sous le joug d’une musique l’emmenant là où elle le souhaite. L’exemple du phénoménal "Fallen", s’ouvrant sur un riff saturé à outrance, proche de l’indus, se révèle probant. Des multiples descentes de toms, puis quelques arpèges, et la voix unique, belle et chargée d’émotions de Jared, froide. Le rythme reste lent, mélancolique, poignant, puis ce refrain. Les guitares saturées emplissent l’espace sonore, Jared hurle tout en se maitrisant complètement alors que nos tripes se tordent dans une symphonie malsaine et dérangeante.

D’une étonnante variété mais ancré dans une homogénéité emplie de maturité, ce premier opus éponyme dévoile autant de morceaux que de claques en pleine tronche, dont on se relève avec quelques difficultés. "Edge of the Earth", surplombé d’une boite à rythme et d’un aspect hymnique, contrebalance entre couplets froids et distants, presque hors du temps, et d’un refrain explosant tout, notamment grâce à la voix décidemment impériale de l’acteur, loin de l’homme superficiel que l’on aurait pu envisager derrière un micro.
Parfois intimiste et foncièrement troublant, comme sur "Buddha for Mary", à l’atmosphère rampante et glaciale, où les samples se partage une basse imposante, et quelques éruptions de guitares épisodiques. Ce caractère sporadique de la puissance, très présent, inculque une grande profondeur à la musique, souvent lente et intime, dans laquelle une rage succincte et soudaine, vient dévoiler une douleur déchirante.

Enchainant les compositions avec un talent forçant le respect, 30 Seconds to Mars enfonce le clou avec le presque expérimental "Echelon", électronique et spatial, à la puissance émotionnelle inouïe, propulsé par un Leto en état de grâce, cru et dans sa plus simple expression. Ce talent vocal, démultiplié dans de multiples pistes (parfois quatre ou cinq pistes de chant se superposant) se retrouve sur le magnifique et long épilogue "Year Zero". S’ouvrant sur un riff magnétique et très proche d’un Radiohead sous amphétamines, l’aspect cybernétique enfoncera l’auditeur dans une spirale infernale et pleine de spleen, où un chant désabusé côtoie un autre plus pop et mélodique ou un autre écorché et douloureux. Le tout profondément ancré dans un minimalisme ambiant, probablement hermétique aux foule et de ce fait gardant un penchant underground tout à l’honneur du groupe. Mais ce qui reste en mémoire sera ce final. En effet, "Year Zero", long de huit minutes, trouve une coupure en son centre, pour se terminer dans une allégorie de la vie martienne. Litanie planante, le chant robotique de Jared se même à une ambiance malsaine et latente, parfois proche des effets sonores utilisés par Clint Mansell avec le Kronos Quartet. Une ambiance lourde, poissante, semblant attendre patiemment que sa proie s’écroule pour mieux l’achever par la suite.

Aux côtés de ces titres minimalistes se mêlent certains plus puissants et accrocheurs, dont "Welcome to the Universe" et "The Mission", qui annoncent en quelque sorte ce que deviendra A Beautiful Lie, moins original mais plus pur et direct. "Welcome to the Universe" subjugue par le chant si particulier de Jared, alternant les cris de douleurs (aucune allusion au métal extrême) et des parties touchées par la grâce. "93 Miles" s’enfoncera dans une sphère sombre et répétitive, où les boucles de samples offrent quelques repères à des fragments de guitares saturées à outrance, laissant au chant une place centrale et omniprésente (le refrain de ce morceau est une merveille vocale).

30 Seconds to Mars sortait alors de nulle part et proposait cet opus marquant, qui fera date dans l’histoire du rock au sens large, et possédant cette force de composition et d’interprétation trop rare dans un genre pouvant presque se considérer comme mainstream. Car il possède cette force d’allier les refrains qui restent dans les cerveaux sans jamais renier la qualité de composition, cet opus restant bien moins accessible que son successeur mais néanmoins excellent "A Beautiful Lie", plus viscéral mais moins profond. Un album qui prouvait que l’on pouvait enfin être un acteur de talent et un musicien inspiré, loin des caprices de nombreux (Will Smith entre autres…). Jared Leto est grand, jeune et beau…sans doute un idéal…


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