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Black Metal 1349 Revelations of the Black Flame
25 Mai 2009 - Candlelight Records
1349 : Revelations of the Black Flame, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 12/20
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Tracklist
DISC 1

1. Invocation 6.13
2. Serpentine Sibilance 4.35
3. Horns 3.04
4. Maggot Fetus… Teeth Like Thorns 3.46
5. Misanthropy 3.33
6. Uncreation 6.59
7. Set the Controls for the Heart of the Sun 6.13
8. Solitude 3.38
9. At the Gate... 6.52

DISC 2 - WORKS OF FIRE, FORCES OF HELL (LIMITED EDITION)

Recorded Live at Kolinsborg, Stockholm, 03/12/2005.

1. Hellfire 5.47
2. Chasing Dragons 6.33
3. Satanic Propaganda 3.14
4. I Am Abomination 4.13
5. Manifest 5.06
6. Slaves to Slaughter 8.55

Total playing time 44.57

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6,94 €
Chronique
8 / 20
    BEERGRINDER, le Jeudi 04 Juin 2009 parlez-en à vos amis  
1349, vous connaissez sans doute ce redoutable combo emmené par le non moins redoutable batteur Kjetil Haraldstad plus connu sous le pseudonyme de Frost. Les norvégiens ont enchaîné jusqu’ici sans coup férir des sorties de disques d’un Black Metal très rapide et incisif, dont le dernier en date l’excellent Hellfire en 2005.

Comme de nombreux metalheads, je me suis tout d’abord réjoui en apprenant que 1349 avait réinvesti le Studio Nyhagen pour y mettre en boîte son quatrième disque, restant toujours fidèle à l’écurie Candlelight . Puis des rumeurs ont commencé à circuler un peu avant la sortie du disque comme quoi le nouvel album serait bien moins brutal et aurait même tendance à être franchement mou du genou… Vu le nombre de conneries qui circulent sur la toile, cela ne m’a pas interpellé plus que ça et c’est avec joie que j’ai inséré Revelations of the Black Flame (2009) dans la platine…

Déjà quand j’entendis le premier sample de trois heures et la première note de guitare arriver alors que je m’étais déjà quasiment endormi, je fus pris d’un énorme doute, mais lorsque je me suis aperçu que le premier blast-beat (la spécialité du combo jusqu’ici) arrivait seulement au milieu du quatrième morceau (me réveillant en pleine sieste), je dus me rendre à l’évidence : 1349 ne joue plus ici du Black Metal mais bien du Dark ambiant…
Frost et ses sbires ont donc craqué en composant un disque Ambiant, comme les grinders de Pig Destroyer l’avaient fait l’an dernier avec l’inutile Natasha.

Amateurs de linéaires Black interminables orchestrés par le matraquage surpuissant de Frost, inconditionnels des vocaux écorchés de Ravn, adorateurs des compos incisives et destructrices du combo, je suis navré de vous apprendre que ces éléments ont disparu presque totalement pour laisser la place à des titres basés à 100% sur les ambiances.
Au niveau laxatif je vous conseille Misanthropy, entièrement composé de samples et de notes acoustiques passées à l’envers, idem avec Solitude et Horns pour un rendu qui se voudrait sombre et inquiétant mais qui fait plutôt l’effet d’un gaz soporifique.

Alors oui c’est Dark, c’est lent, c’est noir et ce disque n’est quand même pas un ratage total : Maggot Fetus...Teeth Like Thorns par exemple, rappelant Satyricon et bougeant un peu plus que la moyenne de l’album ou encore l’oppressant Uncreation meilleur titre du disque avec une montée crescendo du meilleur effet. Je veux bien aussi y ajouter Serpentine Sibilance et son Dark / Black martial de très bon aloi rappelant tant bien que mal l’ancien 1349.

Seulement la liste des éléments qui fâchent n’est pas terminée, la production notamment, bien que le légendaire Tom G. Warrior (Celtic Frost) ait participé au mixage, celle-ci est confuse et ne met vraiment pas en valeur les rares parties un peu plus violentes. Il est possible que dans la sphère de la musique ambiant ce disque soit bon mais ce n’est pas moi qui pourrais vous en parler, en revanche dans le domaine du Black Metal, Revelations of the Black Flame est mauvais et doit être traité comme tel (avec une phrase comme ça je devrais réussir à décider Fabkiss pour l’acheter…).

Trop de changements tuent le changement ! 1349 aurait très bien pu inclure quelques parties atmo et ambiant sans faire table rase de son passé, mais proposer subitement un album comme celui-ci est franchement abusé : 44 minutes dont 25 de samples et 15 de tempos lents ce n’est pas du 1349 ! On se demande bien désormais à quoi sert un batteur de la trempe de Frost au sein de la troupe alors que Manu Katché ou Bernard Minet suffiraient amplement…

Lorsque surviennent des envies de faire n’importe quoi et de se lâcher, les side-projects ne sont pas fait pour les chiens, qu’on se le dise !

A bon entendeur…

BG


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44 commentaires

Chronique
13 / 20
    Vinterdrom, le Jeudi 09 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
1349 ou l'apologie du blast à outrance et des percussions propulsées  au rythme des balles d'un AK-47 tirées direct dans ta face de cul béni priant Dieu le Seigneur pour ton Salut.
1349 ou les effroyablement virevoltants tremolos, aiguisés au possible, hurlant comme la scie circulaire charcutant la tendre vulve de 666 vierges soumises au supplice d'une mort lente et jouissive.
1349 ou un son de basse aussi gras que les déjections pestilentielles d'une carcasse humaine empoisonnée à la methiocarbe.
1349 ou tout autant de terrifiantes visions d'un Enfer dantesque, où la violence et la folie transpirent de chacun des hurlements et des râles de possédé de Ravn, véritable goule pestiférée, dopée à la satanikdemoniakine.
C'était la période du triptyque "Liberation" / "Beyond the Apocalypse" / "Hellfire", trois albums de pur black metal, brutaux à souhait et âpres à n'en plus pouvoir, sortis à une cadence effrénée (entre 2003 et 2005, soit à peine un an d'intervalle entre chaque déflagration) et qui se sont principalement distingués par l'abattage derrière les fûts d'une machine infernale nommée Frost, cogneur hors pair alliant la rapidité du pivert à l'endurance du lapin Duracell, la capacité de démultiplication de la pieuvre à l'impact d'un Demolition Man au top de sa forme.
Mais aujourd'hui, après quatre années passées à multiplier les prestations live comme autant d'orgies blasphématoires depuis la sortie de "Hellfire", la vision de l'Enfer que le désormais quatuor norvégien (depuis le départ du guitariste Tjalve) entend proposer avec sa nouvelle offrande "Revelations of the Black Flame" a diamétralement changé.
C'en est fini des déluges de blasts quasi-ininterrompus, place à une forme prenant moins directement aux tripes, une essence plus sournoise et insidieuse, reléguant le black brutal que l'on croyait immuable au second plan pour se concentrer sur un black ambiant réalisé à grands renforts de samples industriels et noise. Le black ambiant ou l'enfant bâtard du black metal et de la musique dark ambiant, né des œuvres impures de Abruptum et Beherit créées à l'aube des années 90.

Un constat surprenant qui voit les textures dark ambiant, quasi-omniprésentes, prendre le pouvoir, leur teneur malsaine faisant invariablement penser aux travaux des suédois de MZ.412, référence incontournable en matière de dark ambiant / indus sulfureux. Pas d'agression directe, mais une menace latente évoquée par des grondements sourds traversés de moult déchirements bruitistes, comme autant de manifestations venant de nulle part, quand ce ne sont pas des vibrations drone perturbantes (comme sur le morceau de clôture "At the Gate …"), d'infâmes râles de mourrant ou d'effroyables respirations sifflantes.
La musique de 1349, dans cet assemblage dissonant, parvient à évoquer des paysages désolés et arides, loin de la surface terrestre, plus bas, toujours plus bas, encore plus bas … mais n'égale à aucun moment l'intensité de celle proposée par ses illustres voisins suédois. L'odeur de souffre est loin d'être aussi suffocante, les ténèbres sont moins opaques, le décor cauchemardesque est davantage esquissé que réellement dessiné. C'est indéniable, 1349 ne maîtrise pas (encore ?) pleinement son sujet.
En contrepartie, les norvégiens font les efforts qu'il faut pour diversifier leur expression, abordant des rivages plus mélodiques et éthérés, voire mélancoliques ("Solitude" traversé d'arpèges cristallins et donnant la sensation de nager dans les limbes), sans se départir de ses atmosphères passablement inquiétantes (les notes de piano fantomatiques de "Misantrophy"), et sans avoir non
plus fait complète table rase du passé, que l'on retrouve au travers de quelques réminiscences de blasts et solis parcimonieusement saupoudrés ("Maggot Felus", la seconde partie de "Serpentine Sibilance" et le final de "Uncreation" survenant après une longue montée en puissance), mais desquels la production rachitique (qui sied pourtant globalement bien à l'album) désamorce les velléités agressives. Ainsi, la voix de Ravn, bien moins présente et bien plus fondue dans la masse instrumentale que par le passé, qui plus est souvent trafiquée avec force filtres et effets, présente également un rendu peu agressif, bien qu'assez maladif.
Question metal, c'est un black low/mid-tempo qui prédomine, en adéquation avec l'orientation ambiante de l'album. On retrouve donc en ces contrées inhospitalières bon nombre de riffs lents et torturés soutenus par un section rythmique rampante ou plus martiale (Invocation, Serpentine Sibilance, Uncreation, At the Gate …), ainsi qu'une surprise de taille avec une improbable reprise de Pink Floyd : l'excellent "Set the Controls for the Heart of the Sun" que 1349 s'est étonnamment bien réapproprié.
La ligne de basse constituant la base du morceau est immédiatement reconnaissable, mais le reste de l'habillage adopte un virage totalement inattendu. Les fluctuantes lignes drone, les samples morbides, les soupirs irréels, les percussions aussi binaires qu'elles sont écrasantes, les échos venus du lointain sont autant d'éléments transformant la douceur vaporeuse de l'original en un rituel morbide et crasseux, où les envoûtantes senteurs d'encens se trouvent métamorphosées en affreux relents de charnier. Un pari aussi osé qu'il est réussi.

La diversité est là, mais la propension de 1349 à partir dans tous les sens rend la progression du disque très heurtée, et ses compositions ont pour la plupart une tendance un peu trop prononcée à cuire à feu doux, alors que l'on serait en droit de s'attendre à un gigantesque brasier.
Sans avoir la force évocatrice d'un Spektr ni la teneur horrifique d'un Leviathan ni l'esprit aussi torturé qu'un Abruptum, moins densément occulte qu'un Beherit et moins viscéral qu'un Vrolok, 1349 peine à se hisser au niveau des ténors du genre, et ce malgré les louables efforts réalisés et la quantité de moyens déployée.
"Revelations of the Black Flame" n'en demeure pas moins une œuvre black ambiant de facture correcte, qui peut très bien s'apprécier en tant que telle, en faisant fi du passé du combo norvégien. Un album de transition, un nouveau départ assez prometteur auquel il manque encore une indispensable dose de cohérence et de savoir-faire pour atteindre des sommets dans le morbide et le sinistre.
C'est désormais clair à l'écoute de cet album et du discours de Ravn : 1349 a choisi sa voie et semble bien parti pour l'approfondir. Tant pis pour les adeptes de la première heure, et il est fort à parier que les six frénétiques titres live enregistrés à Stockholm lors de la tournée promotionnelle de "Hellfire" et constituant le CD bonus "Works of Fire, Forces of Hell" accompagnant la version limitée de "Revelations of the Black Flame", ne seront pas à même de leur faire passer la pilule. Car en ayant aussi profondément métamorphosé son style et en choisissant d'emprunter les sentiers méconnus et piégeux du black ambiant, 1349 va perdre plus de fans qu'il ne va en gagner, c'est certain, mais 1349 s'en fout.

Personnellement, j'ai le plus grand respect pour les artistes qui n'ont pas peur de prendre des risques … à condition que lesdits
risques relèvent du courage et non de l'inconscience, car entre ces deux notions, il y a un pas que je ne saurais franchir, et je m'interroge sur le bien fondé de la publication de "Revelations of the Black Flame" sous le nom 1349. Bien sûr, l'évolution stylistique n'est pas un mal, cela doit même constituer la substantifique moelle de tout artiste digne de ce nom. Mais quand c'est pour changer de manière aussi radicale, utiliser la même franchise relève de bien plus que d'une courageuse prise de risque, plutôt de l'inconscience voire du non-sens. N'aurait-il pas été plus judicieux d'enterrer 1349 (provisoirement ou définitivement) et d'agir sous un autre nom ? … Oui, assurément … Mais de mon avis comme de celui de toutes les personnes qui ont écouté ou écouteront cet album, 1349 s'en fout … le plus royalement du monde …


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Chronique
14 / 20
    Sylvaindustrial, le Mardi 07 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
Ah , 1349...
Si il y a un album que j'attend depuis pas mal de temps, c'est bien celui-ci.
4 longues années que les Norvègiens n'etaient pas revenus a l'assaut , nous ayant laissés avec un excellent "Hellfire". Ils reviennent donc avec un nouvel opus intitulé "Revelations of the Black Flame" et diminués de leur très bon guitariste Tjalve.

En introduisant ce cd dans mon lecteur, des cris parviennent à mes oreilles, et je ne peux m'empêcher de me dire que ceci annonce le retour de la violence de 1349.
Mais non. Allons-y franchement, cet album n'a presque totalement rien à voir avec "Hellfire". Malgré une intro lente , mais prenante , je n'ai pas retrouvé les sensations de leurs précédent opus. Déception en somme, de la part d'un très bon groupe.

En effet, la musique est plus calme qu’avant, pour s'en apercevoir , il faut quand même dire qu'il y a trois interludes instrumentales , et , personnellement , je trouve que trois interludes ca fait beaucoup dans un album de 9 pistes , surtout pour 1349. Il faut donc croire que le groupe a envie d'évoluer et d'explorer de nouveaux horizons. Le rythme général de l'album est lent, voir très lent sur certaines pistes, comme sur "Set The Controls For The Heart Of The Sun" ou "At the Gate…". On s'étonne à chercher les blast et autres déferlantes de batterie comme on en avait pris goût sur les anciens albums. La seule et unique piste pouvant faire penser a Hellfire , j'ai nommé "Maggot Fetus… Teeth Like Thorns" est relativement courte et n'atteint pas la qualitée d'un "Sculptor Of Flesh".

L'album est très sombre coté ambiance, très sinistre et monotone, le malsain y est omniprésent, il n'y a qu'a voir l'intro. Les interludes participent également au rendu de l'ambiance de l’album, très calmes est profondément sombres.

Cette album est donc, en résumé, peut être l'album de la transformation pour 1349. Un nouveau visage pour ce groupe à la réputation deja fort bien bâtie. Mais pour être franc, bien que cet album est moins bien que ses prédécesseurs , il faut tout de même avouer qu'il mérite le coup d'oreille et qu'il s'écoute agréablement. Mais je n'irais pas non plus jusqu'à l'écouter en boucle comme j'ai pu le faire avec "Hellfire" , "Beyond The Apocalypse" et "Liberation" , mais plus je l'écoute et plus je le trouve intéressant. 1349 s'est peut être lassé du brutal black metal, ou bien peut être qu'ils n'ont pas voulu que les gens les étiquetes comme du brutal black.

Il ne nous reste plus qu'a attendre le prochain opus des Norvégiens pour savoir si c'est un tournant définitif de leur carrière ou juste une expérimentation en court de route.

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Mini-Chronique
12 / 20
    trashercorpse, le Jeudi 09 Juillet 2009 parlez-en à vos amis  
1349 nous avait pondu un album de Black metal furieux, ravageur, extirpé des flammes brulantes de l'enfer : Hellfire !!! Les flammes sont désormais plus noires que le charbon, ne diffusant plus aucune lumière, plus aucune chaleur... Capturé par Tom G. Warrior de Celtic Frost, cet album fait couler de l'encre, en partie dû au fait du changement d'orientation musicale du groupe. C'est largement moins brutal, plus pesant. On y retrouve des titres et parties Ambiant / Dark torturées, minimalistes qui donnent des pistes plus longues mais plutôt chiantes pour le fan lambda de pur Black metal extreme. Des compos plus aérées et un tempo plus lent notamment à la batterie : imaginez Frost, réputé un des batteurs les plus rapides en Black metal, se cantonner à ce rythme là... Une hérésie pour certains d'entre vous. Et pourtant il y a bien quelques moments où l'on retrouve un peu le 1349 d'antan : Maggot, Fetus... Teeth like Thorns. Mais on retombe vite dans l'ombre avec la suite, un morceau avec du piano particulièrement étrange mais reussi, "Mysanthropy" et même une reprise de "Set the controls for the heart of the sun" de Pink Floyd pas trop mauvaise non plus, on se croirait plonger dans la BO d'un film Grindhouse. Faut-il dire que cet album est une bouse infame ? je ne pense pas mais il est clair que le groupe n'est pas encore vraiment en phase avec ce changement d'orientation. Prendre des risques est une chose mais tenter le diable en est une autre. S'ils veulent vraiment rester dans cette optique, il va falloir qu'ils bossent plus, j'en ai bien peur ! Il y a une noirceur indéniable dans cet opus : j'aime bien ce côté mais il faut qu'il nous mettent en place autre chose que du "titre ambiant, titre black metal, titre ambiant ..." A suivre donc.

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