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11 As In Adversaries The Full Intrepid Experience of Light
CD, date de parution : 15 Novembre 2010 - Aeternitas Tenebrarum Music Foundation (ATMF)

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NOTE : 13/20
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Tracklist
1. The Full Intrepid Experience of Light
2. Agitation in the Glorious Theme
3. The Night Scalp Challenger (feat. Niklas "Kvarforth" Olsson)
4. Reckless Beacons Attraction
5. A Stealthy Freedom
6. Verses From Which to Whirl

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1 avis 1 13/20
Chronique
13 / 20
    Mr4444, Mardi 24 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
Les fans de Black ne doivent pas tenir compte du passé musical des membres

C'était en 2010. Glorior Belli, très beau représentant d'un genre que l'on pourrait qualifier de « Southern Black Metal » présente ce qui sera son prochain album, intitulé « The Full Intrepid Experience of Light ». Quelques extraits mis en ligne plus tard, c'est la déferlante ! Nul ne comprend ce changement de cap extrême opéré par le groupe. Finalement conscient de précipiter cet album vers une foule qui l'accueillera surement en l'ignorant, Infestuus (J.) et Gionata Potenti (G.) décide alors de modifier légèrement les choses. « The Full Intrepid Experience of Light » sortira, mais pas sous le nom de Glorior Belli. Ainsi est né 11 As In Adversaries, en tant que side-project de Glorior Belli. Dès lors, la sortie de cet album n'a plus constitué de problème pour quiconque.

Numériquement parlant, onze est plus grand que dix. De un à dix, les nombres sont représentatifs de la loi, du commun, de la « normalité » en quelque sorte. Mais onze, cela représente la liberté, la rébellion, une sorte de message destiné à casser les codes. C’est sur cette base plus ou moins loufoque que J. et G. ont créé 11 As In Adversaries. Puis comme un signe, il y a également 11 lettres dans Adversaries.

Première chose à savoir, les fans des groupes dans lesquels officient J. et G. ne doivent pas tenir compte de leur passé musical ! Car bien que les deux membres soient passés dans les rangs de pointures du Black Metal comme Glorior Belli ou Ad Hominem (pour ne citer qu'eux), cela ne signifie pas du tout que 11 As In Adversaries est de cette même veine. Libéré de toutes contraintes liées à ce que demande habituellement le Black, les deux musiciens explorent de nouveaux horizons, s'aventurant dans des contrées qu'ils n'auraient certainement pas pu explorer dans leurs groupes respectifs, touchant à tous types de musiques. Ainsi, tout lister est compliqué. Pêle-mêle, il y a une base Rock Progressif, mais il y a également des éléments propres au Post-Rock, au Hardcore, au Black Metal évidemment, quelques touches Dark dans la noirceur constante de cet album, mais également quelques relents Stoner (que l'on peut également retrouver dans Glorior Belli à dose différente), ou même du Punk ou du Funk. Enfin, quitte à faire fuir les fans Blackeux des groupes précédemment cités, le chant sera clair sur une très grande partie de l'album, mais Infestuus gardera bien sûr quelques envolés purement Black à la Glorior Belli sur quelques moments clés de l'album (notamment « The Night Scalp Challenger » et « Verses From Which to Whirl »), mais en majorité, nous aurons affaire à un bon chant clair même si parfois incohérents.

Pour une entrée en matière délicate et même difficile, il est très dur de faire pire que « The Full Intrepid Experience of Light », titre éponyme. Long de près de treize minutes, il propulse l'auditeur dans un bordel auditif complet, sans aucun repère face à des rythmes changeant du tout au tout, tantôt Hard-Rock, parfois Stoner plus rapide, emmené par une basse qui définit le rythme sur les moments principaux de ce long titre. C'est sur ce titre d'ailleurs que l'auditeur saura s'il arrivera à supporter le chant d'Infestuus. Très difficile à appréhender, son chant clair se rapprochera du chanteur-type de l'environnement Heavy. Pas forcément juste tout le long, il demeure que le travail vocal reste très cohérent au vu de la musicalité globale de cet album. Les lignes tortueuses de guitare et les frappes frénétiques et effrénées de la batterie n'auront de cesse de vous triturer la cervelle. La base rythmique est Rock, on le sent bien, mais il y a quelque chose de plus lourd et massif la-dessous. La conclusion du titre, précédé d'un petit passage de basse bien agréable suit elle par contre une voie plus classiques, moins bordéliques que le reste.

À l’image de l’inutile instrumental « A Stealthy Freedom », faite de sonorité électronique minimaliste au rythme d’une lampe ayant du mal à s’allumer (petit clin d’œil à la pochette), notre inconscient a vraiment du mal à rester attentifs tout au long de cet album. Car de toute évidence, la première écoute est infecte tant cet espèce de vacarme est assourdissant, bon à vous en coller la migraine. Bien loin de la déconstruction construite d’un Psykup, 11 As In Adversaries ne nous permet pas de prendre nos marques le long de ces six titres. Certains me diront que c’est normal, l’expérimentation typique de la musique Avantgardiste et faites pour cela, et j’en suis bien conscient. Mais essayer donc d’écouter tout cet album en une seule fois, sans pause, vous comprendrez vite ou je veux en venir.

Mais ne divaguons pas et continuons à décortiquer cette intrépide expérience. Tout d'abord, que les allergiques de musiques longues reviennent, car plus aucun titre n'excédera les huit minutes et les suivants sont quand même plus « simples » à écouter. Même si ... « Agitation in the Glorious Theme » apporte un côté 70's et psychédélique avant quelques « Aaaahhaaah » bien niais et aigus avant de commencer les refrains. Que ça soit les lignes de basse ou les accords de guitare, tout transpire le funk à pleine narine. Le chant d'Infestuus tente des choses, des hurlements sans hurler qui tombe à plat, des sonorités un peu Rock'n'roll parfois qui font quand même « too much », et finalement un bon chant puissant et énergique sur le refrain, accompagné de passages bien plus massifs. Concernant « Reckless Beacons Attraction », on rentre un peu plus dans un registre sombre et profondément pessimiste. Le chant Black côtoie un chant clair plaintif, les accords de guitare sont très étirés, lancinants, dépressifs. La batterie suit elle des sonorités assez étranges mais finalement bien calée dans ce registre triste. Ce titre se démarque essentiellement de par son rythme se ralentissant de plus en plus.

Pour ceux qui préfèrent le Black Metal, « The Night Scalp Challenger » est présente. Infestuus chante en duo avec Niklas "Kvarforth" Olsson (Shining) pour un ensemble qui a finalement du mal à véritablement convaincre tant l'instrumentalisation ne s'accorde pas entièrement avec les voix. Un titre quand même sympathique, rien que pour les accords de basse et le côté lancinants de la guitare et assez massifs de la batterie. Mais l'ensemble peine à convaincre, peut-être qu'avec moins de chant clair et un chant Black plus virulent de la part d'Infestuus, le tout aurait gagné en intensité. « Verses From Which to Whirl » est peut-être le titre le plus accessible. Hurlement Black bien virulent, chant clair émotifs et plaintifs, riff « simple », batterie régulière, basse bien grondante quand il faut. De nombreuses fois, le titre accélère de la meilleure des façons. On rentre ainsi vite dans cette mouvance presque Post-Black de bien haute volé et de toutes les manières extrêmement efficaces avec ce petit côté atmosphérique qui ressort de la guitare. Certains ne manqueront pas de relever un petit côté Glorior Belli sur quelques fragments.

Lorsqu'on l'écoute pour la première fois, c'est laid, c'est moche, c'est foutrement mal fait et assourdissant. Et puis les éléments se mettent en place, le puzzle s'assemble, les sonorités nous semblent familières. L'expérimentation n'est pas totale encore, légèrement incomplète pour véritablement convaincre mais l'esprit et l'envie sont là. 11 As In Adversaries privilégie ainsi l'envie de faire autre chose que du Black Metal. Il ne reste plus qu'à attendre un second album qui permettra d'affirmer ce style qui devra se montrer bien plus audacieux.




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